Communiqué : La France salue l’engagement d’IRA-Mauritanie


Dans son point de presse du 28 février 2013, le porte-parole du ministère français des affaires étrangères et de la coopération, répondant à une question sur la situation des droits de l’Homme en Mauritanie, a affirmé le soutien de son pays à l’action de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA).

Le diplomate français a salué l’engagement d’IRA-Mauritanie contre l’esclavagisme et notamment dans sa dernière « Caravane contre l’esclavage et pour la liberté ».

Le porte-parole du Quai d’Orsay appelle, par la même occasion, l’Etat mauritanien à respecter les engagements du pays en terme de droits civils et politiques et la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

La « Caravane pour la liberté » ou « Marche des esclaves » est une manifestation originale qu’IRA a organisée en début de cette année. Elle avait consisté à relier l’extrême est du pays (Néma) à la Capitale, soit plus de 1200 Km par un convoi motorisé. La « Caravane de la liberté » s’arrêtait à l’entrée de chaque localité sur le trajet pour se transformer en marche puis en meeting de sensibilisation.

De nombreux cas d’esclavage ont été débusqués lors de cette caravane. Le plus emblématique fut celui de la famille d’Ehil Legreyva dans la localité de Chegar. L’une des filles de cette famille présumée esclavagiste a été gardée à vue à Nouakchott pour une dizaine de jours, avant d’être relâchée sous la pression des esclavagistes.

Les victimes dans cette affaire de crime de pratiques esclavagistes, une famille d’esclaves par ascendance, une mère, sexagénaire et ses quatre enfants, bien qu’ils aient vécu et subi l’esclavage depuis leur naissance, ont été libérés, grâce à l’action d’IRA ET DE SOS-Esclaves, mais ils n’ont pas été dédommagés des décennies de servitudes et leurs présumés bourreaux n’ont pas pas été inquiétés;

Cette caravane a été aussi l’occasion choisie par les forces obscurantistes et esclavagistes pour réactiver leurs soutiens y compris au sein du Pouvoir et cibler IRA et plus particulièrement ses dirigeant dont Biram Ould Abeid.

Après l’Est du Pays, la « Caravane de la Liberté » s’est dirigé vers le Nord où la Capitale économique, Nouadhibou, a connu d’imposants meetings et une activité anti-esclavagiste sans précédent. Puis fut le tour de Zouérat , Atar, Akjoujt et Tidjikja. Ce fut aussi l’occasion pour un certain nombre d’Imams obscurantistes et esclavagistes de fustiger IRA – Mauritanie et ses dirigeants en appelant explicitement à leur assassinat par la promulgation de Fatwa (de Chariaa Islamique) contre eux.

Une autre campagne médiatique non moins virulente contre IRA a été orchestrée  par certains organes de presse locaux dont Chinguitty TV, Sahel TV et radio Mauritanides … etc; cette campagne dépeint IRA et ses dirigeants comme étant une organisation d’apostats, ennemis de la religion de l’Islam;

En effet, l’organisation anti-esclavagiste avait rendu public la déclaration d’un personnage qui avait avoué à son président, Biram Dah Abeid, l’intention qui fut la sienne de l’assassiner avant de se rétracter quand il avait assisté au meeting et entendu le discours d’IRA.

Ainsi IRA – Mauritanie, salut avec ferveur cette position de la France, qui ne surprend personne car depuis l’arrivée des socialistes au pouvoir, la France est plus que jamais attachée aux droits de l’Homme et des peuples en Afrique et dans le monde.

Nous dénonçons l’impunité dont bénéficient les présumés esclavagistes et surtout la famille Ehel Legreyve qui est coupable de flagrant délit de pratiques esclavagistes sur Salma et ses enfants;

Nous dénonçons le silence des partis politiques mauritaniens sur le crime de l’esclavage qui continu à endeuiller plus de 20 pour cent de la population mauritanienne et particulièrement le silence de cette classe politique, majorité et opposition confondues, sur l’affaire Salma et ses enfants, qui continue à défrayer la chronique;

Nous rappelons que le gouvernement mauritanien refuse toujours de reconnaitre IRA-Mauritanie, comme ONG ou association, en dépit de ses demandes de reconnaissance réitérées  depuis 2008.

Nous comptons qu’IRA-Mauritanie va présenter un dossier complet aux organisations internationales de droits humains et à l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) pour que les acteurs de ce lynchage médiatique et à travers les prêches des mosquées, soient condamnés par la communauté internationale et l’organisation de l’OCI.

Nouakchott le 04 Mars 2013

La commission de communication

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