1er édition TEDx Nouakchott

Tedx

La plateforme TEDx Nouakchott a initié sa 1ère activité le 30 août dernier à l’hôtel Tfeila sous le thème : « Individual Acts … Global Progress ».Cette initiative qui a regroupé une centaines de participants, vise à valoriser l’entreprenariat de jeunes cadres mauritaniens en vue d’encourager les initiatives individuelles pour un impact global.

La communauté TEDx a tenu cette 1er activité avec beaucoup de difficultés liées notamment au « manque de financement et au scepticisme de certains sponsors » a témoigné Ahmed Dahi un des organisateurs de cet événement. Malgré cette réalité, ils ont pu compter sur l’appui d’autres sponsors pour ce 1er lancement qui a vu la participation de 7 speakers dont deux femmes.

L’objectif de cette retrouvaille est de contribuer ainsi au : « partage d’idées » afin de trouver des moyens de diffusion des exemples de réussite comme ce fut le cas ce soir là. Nous avons pu découvert le parcours de jeunes mauritaniens dont le témoignage d’un développeur de mobil, d’une femme médecin militaire et d’une promotrice du droit des enfants talibés entre autre. C’est à la suite de soucis techniques, que les speakers du jour ont livré des témoignages de parcours qui pourront sans dote servir d’exemple à d’autres jeunes mauritaniens.

Exemple de Mauritanian Andriod Community

Moustapha alias Adi Ould Yacoub , lauréat du 2e prix challenge Adaparadise est le promoteur de Mauritanian Andriod Community mis en place avril dernier. Développeur mobil, c’est à sa plateforme qu’on doit l’application de Tedx Nouakchott. Pour lui l’application est un secteur « important même si le marché est vide » d’où son sentiment sans doute de faire face à de « concurrents gentils ».Malgré ce constat, il espère que : « l’acte individuel contribuera à un développement global ».

Djémila Mint Bouka, 4e femme médecin militaire de la RIM

Djemila est des rares femmes médecins militaires du pays. Passionnée de sport notamment de football, elle a tout au long de son parcours fait face à des défis liés l’affirmation de son idéal. Une volonté rendu possible dit-elle grâce à la « confiance » placée en elle par ses proches notamment sa mère.

De son enfance à maintenant, contre vents et marées elle fut face à « 4 impossibles », dont son choix de persévérer dans les études en tant que femme, l’obtention un bac scientifique, faire des études de médecine et de devenir médecin militaire en tant que femme.

Pour ce dernier volet de son parcours, elle confia à l’auditoire, qu’elle était lors de sa formation qui a duré 4mois, la seule fille au milieu de 250 hommes « une espèce rare au milieu des hommes » annonce t-elle sous acclamation. Elle doit cette réussite à des valeurs telles que « la discipline, la rigueur et le patriotisme » une parenthèse pour elle, afin de fustiger le manque de soutien aux jeunes ici affirmant « on n’a pas confiance » d’où son appel au changement de cette donne.

Tabara Mbodj : « Agir pour ne pas voir les enfants talibés dans les rues »

Puis ce fut au tour de Tabara Mbodj Présidente de l’ONG AISER (ONG Aide et Insertion sociale des Enfants de la Rue en Mauritanie de revenir sur l’histoire de son Association qui célèbre chaque 16 juin, la journée de l’enfant africain.

Cette dernière surnommée « la mère des enfants » par certains a été touchée il ya quelques années par une rencontre avec un enfant talibé (malade) de 7ans abordée lors d’une rencontre nocturne. Ce dernier avait pour challenge de récolter 200um ce soir là avant de retourner chez son maître coranique. Ce fut l’unique fois que Tabarina croisa cet enfant. N’ayant pas pu aider ce talibé enfant face à ce moment précis, Tabara .M  décida de venir désormais au secours de ces enfants talibés à qui son association offre des cours d’alphabétisation, de consultations médicales et de dons d’habits (en fonctions des moyens disponibles).

Fustigeant « le manque d’appui des ONG », la présidente de AISER pour qui désormais la maitrise de l’Anglais est un atout, compte « dénoncer ce phénomène d’enfant talibés qui est une pratique visible (…) l’Etat doit agir » rappelant que «  la mendicité devient un métier » en Mauritanie.

Voilà sans doute des exemples d’entreprenariat de jeunes en Mauritanie qui serviront de source d’inspiration aux futurs speakers de TEDx Nouakchott.

Awa Seydou Traoré

RIMWEB

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