3 x14 jours pour qu’explose la bombe Chavi aux oreilles d’Aziz…

Il a fallu 3 x 14 jours après le fameux Saint-Valentin dernier soit le 14 février pour que les enregistrements dont parlait le Valentin Mustapha Ould Limam Chavi fassent leur apparition explosive. Ce n’est donc pas pour demain la lune de miel entre les 2 M qui ne s’aiment pas toute l’année et apparemment particulièrement ce fameux jour des enfants de chœur.

Bombe a retardement3 x 14 jours pour que l’homme dont Chavi ne voulait pas livrer l’identité, sorte de l’ombre du valentin pour donner le coup de grâce aux rumeurs en faisant un coup de tonnerre qui se veut tout éclairer. Liman Chavi, très diplomate, parla, le jour des amoureux, en amoureux de la présomption d’innocence ; aussi a-t-il employé tous les temps qui siéent à un conditionnel de devin infaillible.

Depuis ces déclarations de Chavi faisant état d’une affaire à Accra, chacun se demandait pourquoi le valentin n’apportait pas la preuve de ses fuites. Maintenant tout s’éclaire… Qui peut imaginer qu’un tel renard puisse laisser passer de tels enregistrements s’ils s’avéraient véridiques quand on sait ce qu’il pense de l’homme qui lui a collé un mandat d’arrêt international sur le front ?

En fait, ces révélations du valentin, au conditionnel maraboutique, ressemblent comme une rose à une flèche porteuse d’une bombe à retardement comme s’il voulait jouer avec les nerfs de ceux qui sauraient que cette affaire existe vraiment à savoir les présumés acteurs… Ce diable de Valentin semble avoir allumé la mèche de sorte que seule la victime sache que tôt ou tard cela allait exploser mais sans savoir quand…

Qui peut imaginer qu’un tel Valentin puisse se lancer dans une telle manœuvre délicieuse pour un fin gourmet amateur de plat froid, qui peut imaginer que ce diable de diplomate puisse allumer une telle mèche sans avoir dans les mains la bombe médiatique ? Il fallait bien quelques temps avant que la bombe n’explose, juste le temps pour le coup de maître de laisser au conditionnel une carte de visite avec le dispositif et s’éloigner en souriant sûr de délivrer à un vieil ennemi un plat qui ne se mange que froid…

Voilà donc que 3×14 jours après ces déclarations de Chavi, quasiment simultanément, les enregistrements sortent avec cerise sur le gâteau, un témoin présumé qui s’exprime sans anonymat pour défier ceux qu’il accuse : c’est un coup de maître.

Le célèbre diplomate, Valentin d’un jour et renard toujours, ne peut être accusé de rien dans cette affaire sinon d’avoir dit qu’il a entendu parler de ces enregistrements comme tout homme bien informé qu’il est…

Que sera la suite dans cette guerre par pions interposés ?

Pour l’instant c’est encore du caviar, jusqu’à quand avant du sang sur les murs ?

Ni wait ni see, passons…

« Biladi : Qu’est-ce que vous pensez des déclarations du député français Noël Mamère par rapport à l’implication du président Aziz dans le trafic de la drogue ? N’est-il pas allé trop loin dans ses propos ?

Mustapha Limam Chavi : Il n’est le seul à le dire. J’ai été informé d’une affaire au Ghana dans laquelle aurait trempé Aziz pendant la période de la transition d’Ely Ould Mohamed Vall. A l’époque colonel Aziz aurait mandaté un émissaire –dont je préfère taire le nom- afin de le représenter dans une transaction qui semblait illicite. Ses partenaires dans cette affaire disposent encore d’enregistrements accablants… »

Source : CHEZVLANE

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Mauritel

Comments

  1. Anonyme says:

    Moustapha Lima Chafi:“Aziz est prisonnier de son destin…, il a déjà échoué…” Imprimer Envoyer
    Jeudi, 14 Février 2013 11:44

    Moustapha Limam Chafi est certainement le mauritanien le plus connu en Afrique où il est ami de plusieurs chefs d’état du continent. Il est également très connu de par le monde grâce à ses multiples succès pour la libération d’otages occidentaux au Sahel. En Mauritanie, cet homme n’est pas en odeur de sainteté auprès du pouvoir de Aziz. Comme il l’a été pendant le règne de Maaouiya. Biladi l’a rencontré, cette semaine, et lui a posé des questions sur ses relations avec le pouvoir, l’opposition, Ely Ould Mohamed Vall, Bouamatou et bien d’autres sujets brulants de l’actualité…

    Biladi : Moustapha Limam Chafi, depuis le coup d’état de Aziz, vous vous êtes inscrit dans une opposition farouche à l’homme, mais depuis bientôt une année, les mauritaniens sont surpris par votre silence qui fait l’objet de beaucoup d’interprétations. Certains vous disent en négociation avec le pouvoir, d autres vous parlent de votre déception et découragement, qu’en est-il exactement ?

    Moustapha Limam Chafi (M.L.C): Oui, en effet au lendemain de ce coup d’état du 6 Aout 2008, comme beaucoup de mauritaniens, je me suis opposé à ce que j’ai estimé être une prise en otage de la nation par la force des armes.
    Un certain nombre de facteurs m’ont amené à adopter cette position et à dénoncer avec vigueur une aventure aux conséquences incalculables, la plus dangereuse que mon pays ait vécue, depuis son indépendance.
    Le retour en arrière, irrattrapable en matière d’exemplarité démocratique et le lien renoué avec la tentation prétorienne constituaient deux défis auxquels je n’aurais pu me soustraire. D’une certaine façon, je n’avais pas le choix ; l’impératif catégorique de l’engagement m’intimait de tenir tête en me dressant, avec mes modestes facultés, contre l’arbitraire. Je vous explique pourquoi.
    Mohamed Ould Abdel Aziz est un officier laborieusement parvenu au grade de Colonel, à force d’intrigues et d’alliance matrimoniale. En 2008, le Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi lui accordait tous les moyens requis pour la défense des institutions. Il n’a pas tardé à les détourner en sens inverse, à les retourner devrais-je dire, contre la République et la loi.
    Pire encore, l’homme qui s’est autoproclamé maître absolu de la Mauritanie est orphelin de la moindre compétence : il est inapte au discernement, inexpérimenté, dépourvu de formation militaire, dénué du niveau d’analyse stratégique, en somme indigent dans le domaine sensé être le sien, c’est-à-dire l’art militaire et la vocation au commandement.
    Ma position a donc été celle de la majorité des mauritaniens, des hommes et des femmes qui ont refusés la soumission et ont décidé de se battre et de résister, en défendant l’honneur, la dignité, la liberté, la justice, au nom d’une meilleure idée de la patrie. Nous avons refusé la compromission, parce que nous ne pouvions nous résoudre à laisser démettre, en silence, un Président démocratiquement élu.

  2. Anonyme says:

    Aujourd’hui, la Mauritanie est à la croisée des chemins et même les partisans du général, ceux de la première heure, sont désemparés et leur désarroi nous réconforte dans la justesse des choix opérés par nous en 2008, contre le coup d’Etat.
    Ould Abdel Aziz navigue depuis à vue, et jusqu’à quand ? Lorsque l’on croit à des valeurs, même élémentaires, minimales, si l’on est doué d’un semblant de dignité et d’un peu d’amour pour sa patrie, l’on ne se satisfait de se compromettre avec un tel pouvoir ! Le combattre devient une obligation éthique, autant qu’une forme de bon sens, voire d’élégance, dirais-je. Alors, dites à ceux qui me croient découragé que découragement n’est pas Moustapha Chafi.

    Biladi: Vous ne vous êtes pas exprimé lorsque le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a été victime d’un accident de tir. Aujourd’hui avec le recul que pensez-vous de cet accident ? Croyez-vous à la version officielle d’un tir par méprise ? Et que pensez-vous des diverses interprétations ?

    MLM : Je ne m’étais pas exprimé par respect pour un homme frappé par une situation de malheur.
    Je regrette profondément ce qui lui est arrivé, me réjouis de son rétablissement et lui souhaite davantage de santé. J’exprime, pour lui, sa famille, ses amis, toute ma compassion et ma solidarité. Je ne souhaite jamais la mort à mon adversaire ni l’humiliation, encore moins l’invalidité physique ou mentale.
    Ce que je pense de l’accident ? C’est qu’il est la preuve irréfutable de la légèreté avec laquelle le pays est géré. Nous nous sommes trouvés brutalement confrontés à une réalité intenable dont le sommet de l’Etat n’a pu s’émanciper ! Il s’agit d’une gestion irresponsable, maladroite et aventurière de la Nation. Une telle imprudence et tant d’inconscience résultent de la nature légère, inconsistante et imprévoyante de ce pouvoir. L’homme qui a été victime du tir, est quand même le premier responsable du pays ; et qui a le devoir d’assurer la sécurité de tous les citoyens sur toute l’étendue du territoire et même au-delà. Et le voici dans l’impossibilité de se préserver, de ses propres troupes !!!!Enfin, tout de même, c’est le seul chef d’état, dans l’histoire de ce pays, qui s’est doté des moyens les plus importants en vue de se garder du sort.
    Malheureusement, la vérité nous interpelle tous, ce pouvoir se trouve dans l’incapacité d’assurer efficacement sa mission ; le fameux « tir par erreur » en apporte une preuve supplémentaire.
    La thèse de la bavure – à la supposer établie- prouverait des dysfonctionnements graves dans l’appareil sécuritaire car rien ne peut justifier un tel contretemps. Quand un chef d‘Etat se déplace, même en privé, il y a toujours des dispositions de routine, très élémentaires permettant de sécuriser son itinéraire. Pour revenir à l’autre aspect de votre question, je ne dispose d’aucun élément me permettant de commenter les diverses versions ; je constate que certaines sont très désobligeantes à l’endroit de Aziz et semblent symptomatiques de la dépréciation du personnage, par les mauritaniens. Enfin voyons, un président est victime d’une attaque à l’arme automatique et la majorité écrasante des mauritaniens refusent les explications officielles ; la rupture de confiance est manifeste !

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