Chef. Malgré nos prières, vous avez été manipulé.

leqaa chaab 2013- toute l_equipe
Monsieur le président,
J’ai suivi avec une vive attention votre conférence à Nema. Toute la famille avait les yeux rivés sur l’écran de la TV. Du plus petit au plus grand, c’est à dire moi. Tous, étaient d’accord sur un jugement extrêmement positif à votre encontre: votre visage et la nature calme, souvent enjoué de votre discours dénotaient de la trempe d’un homme franc et patriote.

Quelqu’un m’a taxé un jour de flagorneur. Aujourd’hui je le suis avec préméditation. L’exposition de la situation de l’évolution nationale appuyée par des chiffres concrets et confirmés par des instances internationales, nous procura une joie pour un certain temps.

Vous étiez à Nema, mais toute la Mauritanie plus une grande frange de la communauté internationale suivait votre prestation. Vous aviez parlé de vos réalisations. Ceci, monsieur le président, vous pouviez le faire à partir de Nouakchott et l’audience nationale et internationale, n’en serait que plus élargie.

Là où le chemin est devenu tortueux et inconfortable, c’est au moment où les journalistes ont commencé leurs questions.

Nous avions l’impression, a l’exception de ce monsieur de « Kassataya« , que les questions avaient été conçues volontairement pour suivre une voie qui ne nous était ni nouvelle, ni pertinentes, ni représentative de nos soucis. Nous sommes restés sur notre soif après un long jeun. Ou plutôt, nous avons jeuné toute une journée, pour rompre notre jeun par un criquet, comme on dit chez nous. Comme disent les maures  » La ou vous grattiez était très loin de l’endroit qui démange. »

Ceci n’est pas le sujet sur lequel je veux vous entretenir monsieur le président. Vous êtes le chef de l’état, le président de la république. Vous avez le dernier mot sur toutes les décisions et les ordres dans ce pays.

En face de vous, nous voyons un public hétéroclite, composé d’anonymes, d’opposant, et de « souteneurs » au sens neutre du terme, venus de tous les coins du pays pour vous « assurer de leur soutien indéfectible » comme ils l’ont toujours fait à ceux qui vous ont précédé.

MAIS. Remarquez chef:

– Le matin de votre arrivée, des activistes sont arrêtés pour s’être exprimé. Où est la démocratie?

– Le matin de votre arrivée, certains quartiers de la ville obtiennent l’accès à l’eau pour la première fois. Certainement pour un délai qui n’excèdera pas la durée de vol de votre avion vers Nouakchott. Ceci est confirmé par les témoignages de ces populations sur la chaine « Chinguitt »

– Le matin de votre arrivée la ville était maquillée de telle sorte qu’on ne pouvait plus penser à des populations qui avaient besoin de quoi que ce soit.

– Lors de votre prestation un seul jeune homme, parmi la foule qui se bousculait devant votre piédestal, a eu le droit à la parole. Puis plus rien!!!

– Sous vos yeux des milliers de voix s’élevaient, pour briser l’étouffement hermétique qu’on voulait leur imposer. Le silence mortel dans lequel on voulait les confiner éternellement, pour que vous n’entendiez jamais ce qu’ils voulaient vous dire.

VOUS ETIEZ LA. Monsieur le président.

Le maitre d’orchestre se démenait lamentablement pour vous trouver une question à Barkeol, au Tagant, à Bassiknou, à Jidr el mohguen, même a Dubaï. Mais le ciel restait sourd et Dieu ne répondait pas.

– Sous vos yeux les journalistes se démenaient pour trouver un intervenant à travers des lignes mal préparées pour les visites d’un président.

Pourquoi, monsieur le président vos journalistes cherchaient-ils des intervenants dans le ciel et parmi les Djinns, alors que ceux pour qui vous étiez déplacé, sont la devant vous et criaient sous vos yeux pour vous parler sans en avoir la permission?

Plusieurs fois vous avez levé la main pour dire à vos journalistes de leur accorder le micro pour un moment. Ce geste nous a juste permis de savoir qu’un journaliste n’obéissait pas à l’ordre de son président.

A supposer, chef que l’assistance était mal éduquée, ou du moins certaines personnes (car j’ai entendu quelqu’un vous insulter dans l’assistance), pourquoi toute cette masse humaine qui vous accompagne et dont certain dormaient en votre noble présence; pourquoi n-a-t-elle pas organise le débat?????

Exemple concret, monsieur le président :

Certain responsables civiles et militaires et policiers et gardes (Mach-Allah), descendent dans la foule. Réclament le silence et demandent « qui veut poser une question au président? » Puis simplement distribuent des numéros 1,2,3,4,5,6,7 etc…

Réclament le silence une deuxième fois et font l’appel:

Numéro 1 avancez. Prenez le micro, et le président répond succinctement pour couvrir le maximum de réponses, selon le temps imparti à l’audience. Puisqu’il s’agit en fait d’une audience du président pour le peuple et non pour des coups de fils anonymes et douteux, made in China.

Nous avions honte, monsieur le président, parce que vous représentez chacun d’entre nous, et que vous avez tout simplement été chahuté et insulté aux yeux et aux oreilles du monde. Si au moins nous pouvions garder notre linge sale en famille et nous épargner ces agissements infamants relayés sur les satellites du monde.

Je vous donne un fil monsieur le président: ouvrez un E-mail accessible à tous les citoyens et à tous. Recevez directement les réflexions de tous et répondez. C’est votre devoir. Vous aurez tout le peuple avec vous. Et quand vous aurez tout le peuple avec vous, vous n’aurez besoin ni d’une armée, ni de déplacement, ni d’applaudissements, ni de voitures blindée pour accomplir votre noble mission.

On ne peut jamais se blinder contre le Seigneur. Celui qui a dit « Voici venu le vrai et disparu le faux, le blâmable. Le faux fini toujours par disparaitre » Coran.

Dieu vous bénisse et vous garde.

Mohamed ould Hanefi
chef de département de français. Koweït.

Source : mohamed hanefi

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