3660 femmes violées au Sénégal, entre janvier et fin novembre 2014

viol 2014

Viole-moi si tu peux ! Les agressions sexuelles faites aux femmes ont atteint des chiffres effarants dans notre doux pays sous les coups des hommes. Durant l’année 2014, précisément, entre janvier et fin novembre 2014, 3660 cas de viols déclarés ont été décomptés et 52% des victimes ont entre 11 et 15 ans et 13% entre 6 et 10 ans.

Ces chiffres qui font froid au dos ont été révélés par la psychologue clinicienne, lors d’un atelier de formation des médias sur les violences faites aux femmes organisé par l’Apaf. Ces chiffres effarants ne sont que la partie visible de l’iceberg, dans la mesure où l’omerta est la règle chez les victimes d’agressions sexuelles.

Le Centre de Guidance Infantile Familiale (Cegid) a enregistré 96 victimes de viols, au moment ou l’Association des femmes juristes sénégalaise, à travers ses boutiques de droit, a recensé 82 cas de viols entre janvier et fin novembre 2014. A Pikine, l’Ajs a recensé 82 cas de violences conjugales et 36 cas de viols. A la Médina, durant la même période, 167 cas de violences conjugales ont été répertoriés.

Le pire est le silence où stagnent des personnes blessés, traumatisés, humiliées et terrorisés sans recours, paralysées par la crainte et la honte. Des victimes qui finissent par se croire coupables.Selon la psychologue clinicienne, Mme Sow Aminata Mbengue, il est très difficile psychologiquement pour les victimes de viol de porter plainte.

«C’est un sujet tabou, car généralement, l’agresseur est souvent un parent proche». Le faible taux de condamnation est notamment dû au fait que des familles dissimulent les viols commis par des proches de victimes. «Les familles sabotent les enquêtes, parce que la plupart des auteurs sont des parents ou des amis.»

«Nous pouvons affirmer que le chiffre (de victimes déclarées) pourrait être au moins trois fois plus élevé, si les familles ne transigeaient pas», a-t-elle expliqué. Et de déplorer que l’immense majorité des victimes de viols ne sont toujours pas reconnues comme telles, ni protégées, ni prises en charge de façon adaptée.

Le peu de victimes qui arrivent à parler malgré les menaces, les pressions et les manipulations, sont rarement entendues.Ainsi, l’Association des juristes sénégalaises appelle-t-elle à la dénonciation des violeurs. Et cette adresse vise les parents des victimes qui préfèrent souvent régler le problème à l’amiable.

Rewmi

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