Burkina Faso: le président Michel Kafando invité de RFI

Le nouveau président par intérim du Burkina FasoRFI: Le président de transition du Burkina Faso est l’invité d’Afrique matin ce lundi 2 mars. Au micro de Christophe Boisbouvier, Michel Kafando revient sur l’évolution politique du pays, quatre mois après le changement de régime. Autre sujet abordé, l’actualité culturelle burkinabè avec l’ouverture, samedi dernier, du Fespaco, la référence cinématographique africaine. RFI consacre ce lundi une émission spéciale au Burkina Faso, dès 7h TU, pour faire le point sur la situation à Ouagadougou, quatre mois après la chute de Blaise Compaoré.

Le Fespaco, le Festival panafricain du cinéma, qui s’est ouvert samedi dans la capitale burkinabè, est entré ce dimanche dans le vif du sujet avec les premières projections. C’est un film burkinabè qui a eu l’honneur de faire l’ouverture : L’œil du cyclone de Sékou Traoré. On attend également la projection annoncée dans les prochains jours de Timbuktu du réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako… Le film a failli être déprogrammé. Pourquoi cette hésitation ? C’est la question que Christophe Boisbouvier a posé au président burkinabè de la transition Michel Kafando.

Michel Kafando : « C’était notre fierté de projeter un film africain qui a été primé sept fois. Mais nous sommes obligés de tenir compte des impératifs sécuritaires pour nous et pour les festivaliers. Et dès l’instant que nous avons été informés qu’il y avait des menaces sur la projection de ce film, on s’est accordé un petit temps pour réfléchir et voir s’il fallait franchir le rubicon. C’est ce qui a été fait. Le gouvernement a pris la décision de faire diffuser le film Timbuktu ».

RFI : Y a-t-il eu des menaces sur le festival ces derniers jours à cause de ce film ?

Michel Kafando : Indirectement. Nous avons eu, par nos chancelleries à l’extérieur, des informations que le film pouvait être menacé, que le festival aussi pourrait être menacé. Mais pas ici directement. Dès l’instant où nous sommes dans un environnement difficile, vous savez que nous sommes proches du Mali. Avec tout ce qui se passe là-bas… nous sommes proches du Nigeria, nous sommes proches du Niger, avec les menaces de Boko Haram… Donc nous étions obligés d’en tenir compte. Mais sinon, il n’y a pas eu de menaces directes en tant que tel. »

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge