Mon choix éminemment apolitique

choix-politique1Certains observateurs assez avertis, considèrent que le cycle de visites que le Président de la République vient d’amorcer dans ce qu’ils appellent ‘’nos régions intérieures’’ – comme si nous en avions à l’extérieur – est le prélude à des changements profonds qui vont marquer son second, et, théoriquement dernier mandat.

On lui prête ainsi, à tort ou à raison, l’intention de procéder, au cours de l’actuelle investiture, à des amendements constitutionnels, de nature à façonner, et de manière suffisamment digeste, les institutions de la république. L’approche à pédagogie progressive et démarche évolutive, aurait pour objectifs que les « améliorations » qu’il est censé projeter (certains diront mijoter), soient facilement avalées par le peuple, ou ce qui en compte, et aisément digérées par ce qu’on appelle « la communauté internationale ».

 

Au premier plan des projets-éprouvettes, on parle dans les ténèbres des coulisses, de démarches visant à modifier la constitution.  Ainsi, on passerait, ne serait-ce que le temps d’un ou deux petits mandats, d’un régime présidentiel à un système parlementaire.

 

Comme d’habitude, les mauritaniens sont déjà divisés, face à ces supposés projets du pouvoir, même si leurs contours ne sont pas encore suffisamment ou clairement définis.

 

Ces changements, s’ils s’avéraient vrais, devraient, inéluctablement, donner lieu à un référendum suivi d’une série d’interminables et ennuyeuses élections. Comme en 2013, le microcosme politique risque de conserver la même configuration, avec peut-être des mutations, des métamorphoses, et des voltefaces. Il y aura toujours des boycotteurs, des participationnistes, et les indifférents. Ils se trouveraient ainsi devant des choix difficiles, qui peuvent avoir de lourdes conséquences aussi bien pour leur avenir que celui de leur pays.

 

Personnellement, je viens de formuler une atypique et peu conventionnelle proposition de réforme institutionnelle. Comme elle a peu de chances d’être adoptée, je reste invariant, les raisons que j’avais évoquées auparavant demeurent d’actualité dominante. Ainsi, je demeure fidèle à ma position de 2013 exprimée, à peu près, comme suit :

 

J’ai opté pour le triplet de choix, de ne pas boycotter les élections en perspectives, de ne pas m’y présenter, et de ne point voter. Cette position aussi tranchée ne m’empêche pas de vous éclairer sur la carte politique, assez floue, de mon pays, ainsi que les raisons de ma triple décision d’apparence ambiguë.

 

Les majorités et les oppositions :

 

Les majorités :

 

Dans les rangs du parti du au pouvoir UPR (union pour la république), et ses différents clones, dérivés, et acolytes, on considèrera que c’est la consécration, la consolidation, de ce que nous appelons – sans gêne- depuis plus de trois décennies « le processus » démocratique.

 

L’UPR sera accompagnée par des partis électrons, comme Karama, le sursaut de la jeunesse, et d’autres formations qui ‘’sursautent’’, elles aussi, dans le même sillage, dans le but d’accaparer la meilleure place dans le cœur du Président de la République. Le Président, fin tacticien, bon stratège, semble harmonieusement jouer, sur plusieurs fibres contradictoires, cette partition.

 

Tout en affichant ses préférences pour l’UPR, parti dont il est l’instigateur de la création en 2009 avec l’appui d’un conglomérat de parlementaires putschistes et de notables opportunistes, certaines fuites font état de son appui en catimini aux partis-clones, dont il serait le véritable ‘’géniteur’’.

 

Ces ‘’indiscrétions’’ font part de son agacement du fait que le parti-état (UPR), est devenu un grand regroupement des ‘’Roumouz vessad’’ (symboles de la gabegie) desquels il aimerait se séparer, pour accréditer que sa volonté de lutter contre la corruption est sincère. Il chercherait ainsi, à faire émerger une classe politique nouvelle, et à lui seul redevable. La carte des majorités risque, de ce fait, d’être remodelée à la suite des prochaines votations, comme elle l’a été à la suite des dernières. Le conseil supérieur de la jeunesse, en gestation prolongée, risque de fort de faire fausse couche. Il a déjà, en tout cas, fait ombrage au Sursaut et commence à agacer le Ministère de la jeunesse.

 

Il se peut qu’ils aient tous des surprises avec le boss, ne sachant pas par quel accès (ou artère) arriver à son cœur. Où se trouverait, d’ailleurs, son cœur ? Napoléon 1er avait dit que « le cœur d’un homme d’Etat doit être dans sa tête ».

 

Les oppositions :

 

Les oppositions, quant à elles, peuvent être classées difficilement, entre radicale et modérée.

 

Les partis qui constituaient l’opposition dite radicale, initialement regroupés au sein d’un cadre informel dénommée COD (coordination de l’opposition démocratique), ont constitué avec d’autres partis, des syndicats, et des OSC (organisations de la société civile), un conglomérat dénommé FNDU (front national pour la démocratie et l’unité).

 

Mais peu de choses semble unir cet ensemble pour le moins hétéroclite et politiquement ‘’cosmopolite’’. J’en vois une seule, qui semble constituer un dénominateur commun entre cette pléiades de partis, de formations-cartables, et de personnalités supposées –pas toutes- indépendantes : le départ du pouvoir de l’actuel Président de la République. Et s’il partait ? Ce ne seront pas du tout eux qui s’installeraient aux commandes. D’abord, leur conglomérat imploserait dès qu’il y aurait quelques fauteuils, chaises, ou même bancs, à se répartir. Secundo, les accords de Dakar qui comptent beaucoup de nostalgiques parmi le FNDU, ont eu comme corollaire de consacrer l’institution militaire, à la Kenan Evren de Turquie, comme unique ‘’formation politique’’ nationale capable de gérer le pays.

 

Quant à l’opposition modérée, qui se définit elle-même comme « responsable », et qu’on reconnait mieux avec le surnom de « dialoguiste », elle est, potentiellement, la plus apte à participer, à grande échelle, au « processus » envisagé. Elle se vante des résultats du dialogue qu’elle avait eu avec le régime, et dont les résultats lui avaient semblé suffisants pour justifier d’aller avec lui vers des élections. Elle a été particulièrement active dans la formation de la CENI (commission électorale nationale indépendante) à l’époque, avant de la décrier, comme une assemblée d’irresponsables séniles’’. Ses résultats aux élections passées, justifient amplement sa position mitigée. Quelque soit la nature des mutations à venir, elle me semble la mieux placée pour tirer la meilleure épingle de tout jeu politique que le pouvoir déciderait d’enclencher.

 

Je ne vais m’étaler sur le cas de l’opposition que je me permets de qualifier d’informelle. Elle se détermine toujours, ce qui est compréhensible, au dernier au moment, au vu des rapports de force.

 

Boycotter ? Non !

 

La politique, c’est, à peu de différences près, comme la chasse. Sauf que pour elle, c’est celui qui n’y va pas qui perd sa place.. Et pour de bon. Un politicien qui ne participe pas à des élections, même manipulées, tronquées, et truquées, commet une sorte de harakiri politique. Il ne pourra pas conserver la totalité de ses bases, et perd, à coup sûr, une tribune à travers laquelle il faisait passer et parvenir ses messages. Les critiques objectives et propositions constructives et objectives étant les moyens les plus déstabilisateurs pour les adversaires, et les mieux mobilisateurs pour les soutiens. Il lui sera difficile, plus tard de revenir sur la scène avec la même ampleur, ou autant de vigueur. Certains partis, du temps de l’ancien Président Ould Taya au pouvoir, en ont fait l’amère expérience, et en paient, à nos jours, les lourds frais.

 

Si dans le contexte national, le boycott peut se justifier au niveau des principes, sur les plans tactiques et stratégiques, il risque d’être ravageur pour des partis traditionnellement réputés de grande audience comme l’UFP (union des forces populaires) et le RFD (union et rassemblement des forces du progrès et démocratiques). Le premier est un ‘’professionnel’’ de l’opposition depuis les années 70, et le second y est depuis deux décennies. L’absence de l’hémicycle d’opposants d’un tel acabit, est une perte pour les objectifs de démocratisation qui taraudent bien des mauritaniens. Leur absence est amplement ressentie, et profondément regrettée. Les deux formations politiques auraient tout à gagner, de fondre en un seul parti. Forces démocratiques et celles du progrès, ça ne pourrait pas faire bon ménage ? Etonnant !

 

Dans ce cadre, je trouve que les islamistes du parti Tawassoul, ancien membre de la COD, avant qu’elle ne soit ‘’déCODée’’, avaient bien manœuvré. En effet, ils avaient participé aux récentes élections, tout en émettant, au départ, toutes les réserves possibles et imaginables sur les règles du jeu. Ils en sortiront largement présents sur l’échiquier municipal, et décrocheront, en plus, le plus grand nombre de députés à l’assemblée nationale. C’est ce dernier acquis qui les place maintenant à la tête de la très officielle Institution de l’opposition démocratique. A la direction de cette institution, ils ont été rapidement reçus par les deux sommets de l’exécutif. Ils semblent donc moins répugnants, ou tout au moins plus fréquentables, pour le Président de la République et son premier des ministres, qui n’ont jamais reçu leur illustre prédécesseur, le Président du RFD (rassemblement des forces démocratiques) Ahmed Ould Daddah.

 

Me présenter ? Hors de question !

 

Pour se présenter à un scrutin, il faut avoir plus de 50% de chances de le remporter. A défaut d’avoir la confortable et peu coûteuse possibilité de se faire élire par décret, il faut que certaines conditions soient réunies pour décider de se présenter au choix des électeurs.

 

Pourtant, les pouvoirs publics ne cessent de répéter, à chaque échéance, que « toutes les mesures ont été prises », pour assurer la totale liberté et la parfaite transparence des élections qu’elles soient référendaires, municipales, législatives, ou présidentielles. Moi, je ne suis jamais tout à fait à l’aise avec leurs sempiternelles  et ‘’parfaitement’’ exhaustives’’ « toutes les mesures prises ». Cette perfection ma parait, un peu excessive.

 

La liberté et la transparence du scrutin, ne peuvent être assurées que lorsque les conditions essentielles suivantes auront été remplies :

 

  • Absence de toute pression : morale, économique, sociale, etc ;
  • La neutralité de l’administration ;
  • L’indépendance de la CENI (commission électorale nationale indépendante) ;
  • L’impartialité de la justice ;

 

Il est de notoriété que les voix se vendent et s’achètent. Il y a les grossistes (chefs de tribus et/ou marabouts), et les détaillants comme les citoyens sans affiliation ou ancrage social avérés. Le financement de ses montants colossaux est assuré par les hauts fonctionnaires (imaginez à partir de quoi ?), les hommes d’affaires et ceux des d’affaires.

 

Ces derniers seraient rétribués, plus tard, par des marchés publics de gré à gré ou des arrangements sinueux, mais si sonnants et trébuchants, qu’ils sont à même de les convaincre de mettre la main dans le coffre. La poche ne suffit pas. Personne ne peut donc rechigner. Le fisc est là pour faire respecter la loi. Ainsi, tout le monde y trouve son compte.

 

La neutralité de l’administration est difficilement réalisable. En effet, l’implication permanente, et très peu discrète, d’officiers supérieurs dans les tractations, pressions, et marchandages politiques est un secret de polichinelle. Les généraux et les colonels, ont leurs listes, leurs candidats, leurs partis, et leur parti pris. Les pauvres fonctionnaires sont terrorisés par les menaces proférées par leurs supérieurs, et  autres personnalités influentes du système, au cas où ils seraient tentés de ne pas faire les ‘’bons choix’’.

 

Pire, la mobilisation des membres du Gouvernement, avec les moyens de l’Etat, pour battre campagne pour le (s) parti (s) du au pouvoir, est une réalité, avec laquelle il faut composer. Ce fait avait même été dénoncé par Le président de l’APP (alliance populaire progressiste), et alors Président de l’assemblée nationale, Monsieur Messaoud  Ould Boulkheir, sur la chaîne TV Alwatanya, los des élections passées. Ces faits étaient si flagrants, que la CENI, malgré sa demi-dépendance, s’était trouvée dans l’obligation de publier une déclaration à ce sujet.

 

Aussi, selon le même Messaoud  Boulkheir, parachuté depuis Président de l’inutile et totalement effacé Conseil économique et social, l’indépendance de la CENI,  ne serait qu’un leurre. Il considère qu’elle n’avait  tout simplement pas compris son rôle, et avait fait montre d’un amateurisme primaire, et d’un manque notoire de concertation avec les opérateurs politiques. Il a même présenté ses excuses au peuple mauritanien, pour le rôle qu’il a eu à jouer dans le choix de certains membres de son directoire.

 

Ce qui pouvait rester comme crédit (bilité) à la CENI, aura été largement entaché par ses récentes turpitudes et démêlées avec les organes gouvernementaux d’inspection et de vérification des dépenses publiques.

 

La dernière condition est l’impartialité de la justice. Une justice indépendante constitue le véritable gage d’une compétition dans l’égalité des chances, le respect des droits et des devoirs de chacun. Du Conseil Constitutionnel, aux différents tribunaux, en passant par la cour suprême, nous n’avons l’habitude de voir, au cours des théoriques et purement symboliques étapes de validation des candidatures, qu’une justice inféodée au pouvoir et instrumentalisée par et pour lui. Elle valide ou déboute selon que ça servait les ‘’soutiens’’ du régime ou les desservait.

 

Ce genre de juridictions ne fait pas honneur aux institutions d’une République, même dattière (nous avons peu de bananes). Elles ne blêmissent guère, en validant, invalidant, revalidant, annulant, approuvant, interdisant, alternativement un dossier, au bon vouloir du garant, en principe, du sacro-saint principe de la séparation des pouvoirs.

 

Dans ce climat de pressions financières, de trafic d’influence traditionnelle, civile et militaire, avec une CENI incohérente, incompétente, et soumise de fait aux dictats de l’exécutif, et sous la férule d’une justice instrumentalisée et inféodée aux gouvernants, est-il possible d’être candidat ? On est en droit d’en douter, si ce n’est pour faire de la figuration démocratique.

 

Sous quelle bannière de parti choisir sa candidature ? Il y en aurait une pléthore dépassant la centaine (100 ) pour un peu plus de 3 000 000 d’habitants. Les 318 millions d’américains (en 2014) n’ont que deux partis : Républicain et Démocrate. Malgré cela, ils restent toujours démocrates et républicains.

 

Une caution préalable est obligatoire pour la recevabilité de la liste. Je n’ai pas cet argent, et si on le payait à ma place, mes pauvres et hypothétiques électeurs jugeront que j’ai été acheté. Il est vrai que le pouvoir a trouvé une parade pour récompenser les participationnistes. Certains jugent que c’est illégal, et le qualifient de corruption. En tout cas, moi, ça ne peut pas me servir. C’est pour les partis, et je n’en fais pas partie.

 

Avec tout ça, vous voulez que je me présente ? Non, n’insistez pas s’il vous plait. C’est Niet !

 

Voter ? Non, merci !

 

Exprimer son suffrage, je le sais, est un devoir civique. Je sais que le civisme est plus que souhaitable. Il est un devoir. Je sais même qu’on a eu à l’école, un cours d’instruction civique, morale, religieuse, et tout ça…

 

Mais à mon sens, les notions de devoir et celle de droit sont liées. J’ai le devoir de voter, mais j’ai aussi le droit de le faire dans les conditions qui permettent l’expression sincère et fidèle de mes choix. Si ceux qui ont en charge la gestion du pays ne peuvent pas me garantir l’usage de mon droit, ils devront aussi m’exonérer du fardeau de ‘’malvote’’ (comme malbouffe). Comme il y a les biens mal acquis, il y a aussi les suffrages mal exprimés, détournés, usurpés, censurés, etc …

 

Moi, finalement, je vais vous faire un aveu. On a déjà, une fois au moins, volé ma voix. Ce n’est pas que je suis devenu rauque, c’est que j’avais voté pour un Monsieur, et c’est son épouse qui a pris les commandes. On a détourné, même ma voix !  Quel holdup ! J’en ai piqué une colère bleue, et j’ai tiré un trait sur le vote sans garanties.

 

Je ne peux pas voter sans avoir, sous la main, un programme. Les listes et les candidats, chez nous, ne paraissent pas s’en soucier. Ils n’ont que des rêves et des promesses. Ceux des majorités, brandissent comme programmes les portraits du Président de la République. Ils promettent que nous sommes déjà le Brunei de l’Afrique Occidentale, et par conséquent, nous pouvons nous relaxer. Entrer en transe, faire du Yoga, ou, à notre choix, du Zen ou du Nirvana. En somme, oublier nos soucis, nous oublier nous-mêmes. On s’occupe de nous !!!

 

Quant à ceux des oppositions, ils promettent des merveilles qu’ils n’ont pas les moyens de réaliser. Les intentions, nous les prenons, à priori, pour bonnes. Comment un maire qui a un budget communal annuel de 10 millions d’Ouguiya ( env. 30 000 € ), qu’il n’encaisse jamais, peut me faire croire qu’il va transformer la géniale commune de Nbeiket Lahouache, en un Las Vegas de l’Est mauritanien. Je confesse qu’il m’est impossible de le suivre, lui et ses mirages.

 

Les garanties, il n’y en aura pas beaucoup. Surtout qu’il parait que nos sympathiques observateurs étrangers, ont tendance maintenant à rester chez eux. Ils ont compris, que par ces temps de vaches maigres, il n’est pas indispensable de dépenser des fortunes pour une observation qu’ils récitaient : « les bureaux ont ouverts à l’heure, le matériel électoral était là, des petits problèmes par ci, par là, mais rien qui peut invalider le scrutin, et patati, patata… ».

 

Ils se rendent compte, aussi, qu’observer, ça sous-entend la distance. On peut donc observer de loin, même s’il faut avec les télescopes. On peut créer un Hubble pour les observations électorales, et faire des économies de toutes les échelles. D’ailleurs, nous avions créé, nous-mêmes, à la va vite, et sur mesure, une semaine après le démarrage de la précédente cacophonie électorale, notre observatoire à nous.

 

Nous allons nous observer nous-mêmes, et vous observerez, Messieurs les Observateurs, nos pertinentes observations. Nous sommes les meilleurs connaisseurs de nous-mêmes. C’est mieux de faire l’auto-observation. Une sorte de maturité électorale, et d’émergence démocratique. Bientôt, nous allons aller « observer » les élections en Corée du Nord, ou en Syrie pour le prochain mandat-plébiscite de Bachar, ou celui, à titre posthume, peut-être, des Bouteblika ou Mugabe. Je suis fier que mon pays soit émergent. Que son régime soit en train de le transformer en Brunei. Je suis le premier à m’en réjouir, parce que j’en ai besoin. Mais j’ai aussi besoin d’en avoir l’intime conviction. Au même moment, je voudrais voir une opposition responsable et positive, avec une approche constructive, qui propose des programmes susceptibles d’en faire une alternative.

 

Moi, j’avais déjà eu l’opportunité d’exprimer, haut et fort, que j’étais Jobérien. Je ne suis ni de la mouvance présidentielle, ni dans les oppositions. Comme Michel Jobert, qui ne voulait être ni de gauche ni de droite, je me situe ailleurs. Mon ailleurs, c’est l’équidistance entre les deux camps. Mais il peut aussi se trouver là ou je jugerai, même si ça se trouvait chez l’un des deux bords, qu’il y a l’intérêt de mon pays et/ou de mon peuple.

 

Même si j’ai parfois du mal à convaincre ceux qui, injustement, trouvent toujours une raison de douter de ma sincérité, être apolitique n’est-il pas, en fait, un choix éminemment politique?

 

Je n’ai pas d’arguments suffisamment percutants pour les convaincre. Pas plus, en tout cas, que ceux je j’exprime à ceux qui, parfois, n’apprécient pas mes écrits : je n’écris pas pour être lu, mais pour plutôt exprimer ce que je pense.

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