Femmes mauritaniennes : plaidoyer pour une plus grande participation à la vie politique


1. Qui sommes-nous? Le Groupe des Initiatives de plaidoyer pour la participation politique des femmes (GI3P♀) : un groupe non-partisan, composé de femmes leaders provenant de différents partis politiques (majorité et opposition), d’organisations de la société civile, de journalistes, d’élues (parlementaires, maires, conseillères municipales) et des personnalités indépendantes. Ce groupe a vu le jour en 2006 et s’est élargi en 2011.

Femme marche 8mars
Il s’assigne la mission de faire le plaidoyer en vue de rehausser le niveau d’accès des femmes Mauritaniennes aux sphères de décision, dans les mandats, fonctions, électifs et administratifs.

2. Que Voulons-Nous Pour les prochaines élections, nous prônons une hausse du quota réservé aux femmes à :

► Au moins 33% des sièges élus a l’assemblée nationale ;
► Au moins 33% des sièges élus au sénat, et;
► 50% des sièges élus aux conseils municipaux

3. Quels Sont Nos Arguments ?

- Un Principe sacré de l’Islam : l’égalité des chances pour tous.

- Des engagements souscrits. Des lois, conventions qui garantissent une meilleurs participation des femmes : La Constitution de 1991 (Art 1 ; 26; 47) , la CEDEF (Chapitre II, Art. 7-8), Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (Art.13, par. 1-2) et son protocole Art. 2 par. 1-2. Les OMD en particulier (OMD 3, 33% avant 2015), Tout ceci constitue un soutien fort au niveau national et mondial en faveur de la parité. En ce début du troisième millénaire, il est grand temps de traduire ses engagements en actions concrètes.

- Un poids démographique à considérer : les femmes représentent 52% de la population Mauritanienne.

- Une participation politique plus équitable des femmes viendra consolider l’ancrage de la démocratie pour le bénéfice de la Nation. D’autant plus que les femmes ont fait leur preuve par leurs compétences et leurs expériences réussies, entre autres, dans la gestion des affaires publiques.

- Une urgence de lutter activement contre la féminisation de la pauvreté : L’augmentation du nombre de femmes à des postes de responsabilité décisionnelle afin qu’elles puissent participer pleinement au développement, qui est un principe juste d’équité et de bonne gouvernance.

4. A qui nous nous adressons ?

A tous les mauritaniens et mauritaniennes . Aux partis politiques, au gouvernement, et à la CENI. Nous interpellons :

1) toutes les femmes mauritaniennes, en particulier les femmes leaders, afin qu’elles joignent leurs voix aux nôtres ;

2) la société civile dont le soutien est indispensable ;

3) les médias pour porter nos voix ;

4) les syndicats pour qu’ils mettent à profit leur culture combative ;

5) les leaders religieux, notables, leaders d’opinion et avocats, pour leur sagesse et notoriété ;

6) les jeunes, l’avenir de notre nation ;

En somme, tous ceux qui, comme nous, adhérent aux principes d’équité, d’égalité et de démocratie.

5. Comment atteindre nos objectifs ?

- Nous Demandons l’application de l’incitatif financier adopté en 2006 (Art 6 de la loi 2006-029) au profit des partis politiques qui surpasseront le nombre exigé par la loi,

- Nous Invitons les partis, les élus et toute personne en accord avec nos demandes à signer la présente pétition

- Nous Souhaitons que cette démarche débouche sur des directives tangibles du gouvernement et de la CENI, afin que les mesures suivantes soient adoptées en vue des prochaines élections législatives et municipales :

Pour l’élection de député(es): En plus du respect de la liste nationale exclusive, nous demandons aux partis de :

► Présenter une femme en tête de liste dans au moins l’une de ces deux listes : liste nationale mixte (20 sièges) ou liste de Nouakchott (18 sièges) ;

► Respecter l’alternance une femme, un homme (ou un homme une femme) dans la composition :

• de la liste nationale mixte ;
• la liste de Nouakchott, et ;
• de toutes listes proportionnelles pour les circonscriptions à 3 ou 4 sièges.

► Rétablir la présence d’une femme candidate titulaire dans les capitales régionales à deux sièges ou présenter une femme tête de liste dans les capitales régionales à scrutin proportionnel.

Pour l’élection de sénateur(ices) :

► Rétablir l’exigence du placement d’une femme tête de liste dans les trois circonscriptions sénatoriales de Nouakchott ;

► Pour l’intérieur du pays, lorsqu’un parti se présente dans quatre circonscriptions, deux des candidatures doivent être féminines ;

► Pour les sénateurs représentants les Mauritaniens de l’étranger, un parti présentant des candidats pour ces trois postes doit présenter au moins une candidature féminine sur les trois.

Pour les élections municipales :

► Respecter la parité dans la composition de toutes les listes candidates ;

► Dans les Moughataas, les partis qui présenteront des candidats aux trois circonscriptions municipales devront avoir : – une femme en tête de liste dans l’une d’elles.

Pétition introduite par le GI3P♀

Mohamed Said Hamody

Source : Adrar Info

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