A peine sortis d’une peine de 2 ans de prison, Gala et Fifty de nouveau en tôle

Leurs parents ont remué ciel et terre pour obtenir une liberté provisoire, mais le parquet est resté intransigeant. Pas de concession pour les FAITS DIVERSmultirécidivistes.

Mohamed Ould M’boïrick alias Gala et Moussa Ould Khalifa alias Fifty étaient de dangereux multirécidivistes. Ils venaient tous les deux de purger une peine d’emprisonnement de 2 ans et demi et les revoilà de nouveau en tôle. Il faut dire que pour les caïds endurcis, la prison est un havre. Ils y mangent à souhait, traînant entre les restos de la prison, ses boutiques, ses cafétérias, se délectant des mouvements des danseurs de Reggae, de Funk, de Calypso, le jaguar et de Rock’n Roll dans une atmosphère carcérale baignée dans du 2 Pac, de Biggie, de Puff Daddy, de Snoopy Doggy Dog, de Fifty Cents et d’Usher. Qui pourrait y résister ? Alors, dès qu’ils sortent de prison, ils commettent des crimes. Que craindre, sinon un séjour dans un lieu de rêve ? Aussi, dès qu’ils sont sortis de taule, Gala et Fifty ont repris le boulot, terrorisant les habitants de Netag, qu’ils dépouillent en pleine journée sous la menace de canifs et de sabres, s’ils ne cambriolent la nuit quelques concessions.

Leur dernière victime avait juste eu le temps de voir leur visage, alors qu’ils escaladaient le mur de sa maison, après l’avoir dépouillé de précieux matériels. Il porta plainte au Commissariat d’El Mina 1. Aux descriptions fournies, les limiers de la P.J reconnurent aussitôt Gala et Fifty. Khalifa, le chef de la P.J s’exclama « Mais ils viennent juste d’être libérés après une condamnation à 2 ans et demi de prison ! ».

Accompagnés par l’adjudant chef Slimane, chef du corps urbain, les limiers se lancèrent à la recherche. Ils ne purent les retrouver dans leurs endroits de préférence. C’est au cours d’une patrouille de nuit qu’ils les apercevront dans une ruelle sombre de Netag. Ils étaient drogués, mais conscients. Dès que les policiers les hélèrent, ils prirent leurs jambes à leur cour avant d’être épinglés. Les limiers en les fouillant découvrirent des armes blanches. Fifty accompagna les policiers à son domicile. Il était 5 heures du matin. Aux premiers coups sur une porte d’une maison où il a indiqué habiter, une fille ouvrit, ensommeillée. C’est Fatou, une femme divorcée qui vit avec Fifty. Les policiers trouvèrent plusieurs objets volés, des armes blanches, des couvertures toutes neuves, des draps et autres objets. Elle fut embarquée. Déferré, le trio sera entendu par le Procureur qui délivra deux mandats de dépôt à la prison de Dar Naïm pour Gala et Fifty et un autre mandat à la prison des femmes pour Fatou.

Retour en prison de deux caïds

Oumar Diba et Ennour sont deux caïds multirécidivistes maints fois emprisonnés. Ils sont en tôle depuis une semaine. Ils avaient cambriolé une maison à Teyarett, emportant trois téléphones portables et quatre ordinateurs. Le propriétaire porta plainte au commissariat de Teyarett 1.

Les policiers décidèrent d’aller au pif rechercher Oumar Diba et Ennour. Leur flair ne les trompa pas. Lorsqu’ils arrêtèrent les deux malfaiteurs, ils trouvèrent en leur possession, les objets volés. Le propriétaire fut convoqué et reconnut ses objets mélangés à d’autres. Déferrés au parquet de la République, ils furent déposés en prison. Leurs parents se sont incrustés au palais de justice où elles tentent de leur dénicher des libertés provisoires. En vain.

Un litige foncier s’achève par la bagarre

Deux types se boxaient, pour un terrain situé à Dar Naïm. Chacun en réclamait la paternité. Au début de la bagarre, il n’y avait que des femmes. Fautes de pouvoir intervenir, elles s’étaient contentées de pousser des cris de pies égorgées. Ce qui ameuta de braves gens qui séparèrent les deux belligérants. La police informée de l’incident avait rappliqué. Les deux boxeurs furent arrêtés puis déferrés le lendemain au parquet de la République. Entendus par le Procureur de la République puis par le juge d’instruction du 5ème cabinet, ils ont été relâchés sous contrôle judiciaire. Le dossier sera réglé par voie judiciaire. Mais une mise en garde leur fut adressée. S’ils se bagarrent de nouveau, ce sera la prison directement.

Evasion à la prison d’Aleg

Cinq prisonniers auraient réussi à s’échapper de la prison forteresse d’Aleg. Une structure qui a coûté 2 Milliards d’UM à l’Etat, d’une capacité de 700 détenus et ultra protégés. Avec une muraille de 4 mètres de hauteur barbelés, quatre tour de surveillance et des vidéos surveillances, les observateurs se demandent encore si les prisonniers n’ont pas bénéficié de complicité ou de la négligence de la garde.

Parmi les fugitifs, des condamnés à perpétués et d’autres condamnés à des années de prison. C’est un poste de contrôle qui arrêtera le nommé Aboubacar Ould Lemdermez, alors qu’il tentait de cambrioler une boutique. Les policiers se rendront compte qu’ils devaient plutôt être en prison pour y purger une peine de 5 ans de réclusion. Les premières enquêtes révéleront vite qu’il n’était pas seul et que quatre autres prisonniers avaient pris la tangente, notamment Moma Ould Haroun, Brahim Ould Abdallahi, Saleck Ould Ahmed Ould Moma en plus d’Aboubacar. Toutes forces militaires et de sécurité sont actuellement lancées aux trousses des évadés à Aleg et dans ses environs. Il faut dire que cette prison a été programmée par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz pour recevoir les détourneurs de biens publics ainsi que tous les « Moufsidines ». C’était à l’époque où ce slogan brillait de ses mille feux avant de sombrer dans l’oubli.

Abou Cissé.

Publicité

Mauritel

Speak Your Mind