A propos de l’accréditation d’Ould Brahim Khlil : Liberté de presse ou liberté de poche ?

« La France refuse les lettres de créance d’Ould Brahim Khlil depuis un an », c’est sous ce titre affirmatif que Le Calame a donné la nouvelle, reprise, khelil-hollandesans aucune vérification, par de plusieurs médias mauritaniens. Pourtant, en deux clics, on peut facilement se rendre compte qu’il s’agit d’un gros canular.

Il suffit d’entrer dans n’importe quel moteur de recherche et taper «remise de lettres de créances Legifrance » Legifrance étant le site web officiel du Gouvernement français pour la diffusion des textes législatifs et réglementaires et des décisions de justice des cours suprêmes de droit français. Site gratuit et libre. Ce n’est pas sorcier. Et là, on tombe sur un document officiel, voir lien suivant : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027112209 .

Un extrait du Journal Officiel de la République Française N° 0049 du 27 février 2013, page 3265, précise que le Président François Hollande a reçu vendredi 22 février 2013, lors de remise de lettres de créance, des douze Ambassadeurs de : Luxembourg, Côte d’Ivoire, Mauritanie, Biélorussie, Italie, Croatie, Centrafrique, Portugal, République Dominicaine, Pakistan, Sénégal et Bahamas.

Ce qui est grave, c’est que tout cela s’est produit au lendemain de la célébration en grandes pompes de la journée mondiale de la liberté de presse, où en réalité nos journalistes devaient fêter, une semaine durant, la liberté du mensonge.

C’est également grave car jusqu’à ce jour, le journal en question, un des pionniers de la presse libre en Mauritanie, n’a pas encore démenti et que les autorités de Régulation (HAPA, en l’occurrence) et judiciaires (Parquet) n’ont pas levé le petit pour « propagation de nouvelles fausse », un fait réprimé par la loi, mais qui écorche aussi la crédibilité de tout organe de presse.

Et comme disait Guy Bedos : « Je croirais vraiment à la liberté de la presse quand un journaliste pourra écrire ce qu’il pense vraiment de son journal ».

Source : pericope

Publicité

Mauritel

Speak Your Mind