A quand une réelle sortie de crise?


Quoi que le programme électoral du Président de la République Mohamed Ould Abd El Aziz avait été ambitieux à la limite de l’exécutable, et répondait de façon exceptionnelle aux attentes jamais inassouvies des populations mauritaniennes ;

Et quoi que le gouvernement technocrate du Docteur Moulaye Ould Mohamed Laghdaf s’était évertué par l’entremise d’une équipe de jeunes technocrates à exécuter ce programme dans les délais impartis par les moyens propres de l’Etat et non plus par les traditionnels procédés qui allient vainement les mansuétudes de la coopération occidentales et moyen orientales et asiatiques  (Chine et Japon) à la manne des dettes octroyés par et sous les conditions des institutions de breton Wood, avec en arrière fond le veux pieux de voir s’éponger au profit du bon élève ces dettes de surcroit fort infructueuses pour le pays. Les résultats forts probants, sont encore en deçà du seuil limite et cela pour deux raisons aussi évidentes que contradictoires.

La première évidence reste incontestablement que le mandat du Président Mohamed Ould Ab El Aziz n’est pas encore achevé et que son tuteur continue, malgré quelques incidents de parcours – dont son état de santé a quelque peu pâti des suites de blessures par balles, occasionnant au-delà même un séjour de plusieurs mois en dehors du pays – de hausser le ton et de cravacher les bœufs de la charrue. La seconde tient elle aux performances de l’équipe gouvernementale en place et presque intégralement depuis sa constitution.

Mise à part l’incontestable capacité du Premier Ministre à diriger le gouvernail de la barque du gouvernement à quelques encablures des eaux tumultueuses de considérations politiciennes, les performances des autres serviteurs de l’Etat n’étaient pas toutes cohérentes au détriment, hélas, de l’harmonie.

Si en effet,  quelques départements ont évolués rendant aux citoyens les services attendus, d’autres sont restés en deçà des attentes du fait, beaucoup plus de l’incompétence et du mode de comportement caractériel de détenteurs de quelques uns de leurs porte feuilles d’une part, que de l’appartenance des autres à l’esprit de l’harassement de l’Etat sans vergogne ni remords.

C’est bien, hélas, cette dichotomie évidente pour beaucoup de citoyens, qui fausse la bonne appréciation don ils pensent même être en devoir de faire pour un mandat à la limite de sa fin et aussi pour mieux jauger et appréhender à leur juste valeurs les manquements à pallier  au cours de la période restante, ou pendant le quinquennat présidentiel à venir quel qu’en soit par ailleurs l’élu au suffrage universel et en toute transparence.

C’est dans ce contexte particulier que la scène politique – dont les acteurs restent encore de par leurs discours en aval et leurs comportements en amont plus  portés sur le pouvoir en tant que finalité – connait des tumultes et des remous qui frisent l’éclatement. En effet les slogans et les objectifs annoncés d’une part, et les manifestations, marches et toutes autres d’activités s’y rattachant versent de manière fortement identique dans cette convoitise politique qui met en marge le peuple, ses grandes préoccupations, ses intérêts majeurs et expose au delà le pays à une implosion dont les conséquences seraient aussi incalculables qu’insolubles, les voix de la discorde l’emportant en sonorité sur celles qui ne se rétractent pourtant pas malgré cet état de fait. La plus récente et la plus percutante et de vive voix étant celle du Président de l’Assemblée Nationale, Messaoud Ould Boulkheïr,  ne semble pourtant pas attirer autour d’elle le consensus qu’elle appelle pour – comme le stipule t- elle aussi – la sortie d’une crise qui s’achemine de plus en plus vers le bloc out total.

Or que ne faut-il pas faire pour parer aux menaces et dérives qui semblent se dessiner à tous horizons et prendre à tord et à raison tous les contours et formes qui esquivent le cadre même politique avoué et que dessinent des esprits débridés profitant pour ce faire de l’amalgame et de l’absence de consensus autour des principes fondateurs et sacrés de l’Etat et de la Nation mauritanienne dont la pluralité socioculturelle et l’unicité autour de la religion de l’Islam, et qui doivent être hautement placés sous le sceau de l’intransgressible. Qui dit mieux?

Source : El Wely Ould Sidi Haiba

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