A Sebkha, El Mina, Basra et Socogim : L’eau venue des entrailles de la terre chasse des familles de leurs maisons

Sebkha, El Mina, Basra et SocogimDe nombreuses familles continuent à fuir leurs maisons à  Sebkha, El Mina, Basra et Couva pour trouver des conditions plus accueillantes dans les quartiers de la banlieue. Ainsi, les quartiers d’Arafat, PK et même Tarhil voient chaque jour défiler des gens à la recherche d’une maison ou une chambre à louer parce que tout simplement ils sont chassés de leur maison par les eaux  qui viennent désormais des entrailles de la terre, ce qui pour le moment ne trouve aucune solution. Evacuer l’eau à coup d’ustensiles de cuisines  ne suffit plus à soulager les domiciles. L’opération de pompage des eaux n’y a rien fait. Résultat des courses: abandonner la maison. Avec des cas insolites. Selon nos informations, certains pères de familles ont été obligés de renvoyer leurs familles au village, en attendant la fin de la saison des pluies. D’autres, toujours selon les mêmes sources, se sont retrouvés entassés dans des conditions peu enviables  dans de petites maisons. L’une des victimes qui voyait l’eau monter chaque jour dans la maison, réduisant l’espace vital a fini par embarquer sa famille dans bus et partir à la recherche d’une maison à louer. Désemparé, il aurait squatté une maison non loin du cimetière du PK7. La maison était inhabitée et il aura fallu casser le cadenas. On ne sait pas la suite. On pense quand même que le propriétaire ne portera pas plainte contre ce malheureux  pour   jeter  la famille dans la rue. Un autre père de famille qui a insisté auprès de ses enfants pour chercher une maison à louer, parce qu’il était occupé, n’a trouvé comme solution qu’amener un bus et embarquer tout le monde. Face aux pressentes questions de ses enfants qui demandaient où il les emmenait, il répondit, à la sortie de Nouakchott : au village, et tout celui qui n’est pas pour, doit descendre de cette voiture.
De leur côté, les boutiquiers du marché central de Sebkha et El Mina ont vu leurs  boutiques et magasins  inondés et ceux qui continuent à le fréquenter doivent louer des bottes pour faire leurs courses.
Face à cette situation, la solution d’évacuation des eaux stagnantes dans les différents quartiers  ou la pose de tas de sables dans les  rues de la ville ne peut que partiellement  soulager les populations, dont certaines  ont  été  obligées de louer les motopompes pour vider les devantures de leurs maisons. L’eau stagnante ne pose plus problème, c’est la nappe ou la langue de la mer sur laquelle Nouakchott est assise qui pose plus de problème. La terre  de Nouakchott ne peut plus absorber les eaux de pluies qui finissent par stagner Les premiers habitants  de Nouakchott se rappellent bien qu’il n’y pas longtemps, la Socogim était une grande mare avec des herbes  et des oiseaux marins. Nouakchott est donc bâti sur des marécages, il suffit de creuser une fosse  sceptique  pour se rendre à l’évidence. La question fondamentale qu’on doit se poser est aujourd’hui  la suivante : n’y aurait -il plus de crainte de voir les eaux de mer monter  et  envahir la capitale, mais  bien celle de voir  celles-ci sortir des entrailles de la terre et pousser  certains quartiers de Nouakchott à déguerpir parce que tout simplement les pouvoirs publics n’ont pas pu ou voulu anticiper le phénomène, en mettant en place  un plan d’urbanisation et donc d’assainissement de la capitale sortie des sables.
Source : Lecalame

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