Abolition de l’esclavage en France : Journée nationale aujourd’hui

Aujourd’hui et comme tous les 10 mai depuis 2006, la France commémore l’abolition de l’esclavage. Une manière de réparer symboliquement sa participation active à la traite négrière du milieu du XVIIe à la fin du XIXe siècle, melty.fr vous en dit plus …

Après s’être longtemps enrichie grâce à l’esclavage, la France est et demeure la seule nation à considérer cette exploitation comme « un crime contre l’humanité ». En reconnaissance des victimes, une journée avait été décrétée par Jacques Chirac en 2001, il s’agira du 10 mai. Aujourd’hui, la France s’offre donc une nouvelle occasion d’honorer le souvenir des esclaves, de commémorer l’abolition de l’esclavage,un « travail de mémoire » estime François Hollande et de voir ce qu’il en est au-delà de ses frontières. Le député européen Jean-Jacob Bicep porte à nouveau l’étendard bleu blanc rouge d’une déclaration écrite a demandé la mise en place d’une journée européenne sur l’esclavage. « Je ne porte plus tout seul cette déclaration écrite. C’est ce qui me donne mon espoir » a-t-il soutenu, ajoutant que « cette fois-ci, nous arriverons à faire que la reconnaissance soit une position officielle du Parlement européen. » Parmi ces alliés, Jean-Jacob Bicep compte entre autre sur l’ex candidate à la présidentielle et eurodéputée Eva Joly et sur Peter Lama, représentant du collectif du 10 mai.

Jean-Jacob Bicep n’est visiblement pas un grand admirateur de Christophe Colomb dont il reproche le génocide amérindien, l’esclavage et le « commerce triangulaire. » Un rappel historique dont le but est de convaincre l’Union européenne de s’interroger sur la « dette impresciptible » contracté par l’Europe au fil des siècles. Pourtant, pas besoin de sortir du pays pour constater que plus de 160 ans après l’abolition de l’esclavage, des cas persistent, mais sous une autre forme. L’esclavage moderne dont a été accusé Zara est difficile à identifier du fait qu’il se déroule généralement à huis clos des domiciles, « mais ce sont des voisins qui peuvent appeler le comité ou parfois les urgentistes des hôpitaux » a rappelé Sylvie O’Dy, présidente du comité contre l’esclavage moderne, sur France Info. Sur le sol français, 90% à 95% des victimes de l’esclavage seraient des femmes, une tendance qui a bien changé depuis le XVIIème siècle.
Melty.fr

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