Accident au Bac de Rosso : Un bus dans l’eau

Un bus de transport est tombé dans l’eau alors qu’il se trouvait sur la Bac de Rosso. Heureusement, il n’ya pas eu de Bac-rosso-bus-eaupertes humaines et le camion n’a pas été totalement submergé. Alors qu’il revenait du Sénégal avec un plein de passagers, des pèlerins de Medina Gounass (Région du Trarza), le bus a été autorisé à prendre le premier le Bac à partir de Rosso Sénégal.

C’était en fin d’après-midi de mardi. Le véhicule assez chargé de passagers et de marchandises, n’avait apparemment pas de frein, puisqu’il finira dans l’eau. Un véritable sauve qui peut s’ensuivra au terme duquel plusieurs passagers seront blessés.

Les agents du Bac et des agents de la police sénégalaise auront réalisé un travail remarquable en venant très vite au secours des passagers du bus. Les dégâts matériels seront quant à eux assez nombreux.

Et n’eût été l’intervention du conducteur du Bac qui a amorcé un bref virage enfin de coincer la voiture dans un angle obtus, les dégâts seraient beaucoup plus importants, puisque le car devait se retrouver totalement dans le fleuve ! Le Bac devait ainsi rester coincer pendant toute la fin de la soirée en attendant l’acheminement sur place d’une grue de Richard Toll. Le trafic fluvial n’avait pas été interrompu, la situation profitant aux passeurs piroguiers qui ont relevé leur tarif du simple au double avant que la Mauritanie ne mette le second Bac en marche.

Ce genre d’accidents est fréquent, selon les usages du Bac ; il se produirait en moyenne une dizaine de fois l’an. Les dégâts sont chaque fois assez importants ‘disparition de véhicules, de cheptel…). Des accidents prévisibles quand on voit les conditions archaïques de travail au Bac : surcharge, absence de professionnels, absence de cales ou de barrières de sécurité, pagaille dans le contrôle du trafic, négligence du volet de la sécurité….

Les Autorités mauritaniennes, propriétaires des deux Bac qui assurent le trafic de Rosso, devraient pourtant porter plus d’attention à ce trafic ; ne serait-ce que parce que des vies humaines y sont menacées et que ce Bac rapporte annuellement plusieurs centaines de millions d’ouguiyas au Trésor public.

Cheikh Oumar N’Diaye

Source : L’Authentique

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