Accord d’Alger : Que cache l’agitation de Kidal ?

accord_alger1_818235900Les dirigeants de la rébellion se sont engagés à aller expliquer à leur base ( ?) le contenu de l’accord d’Alger. Mais, en lieu et place de cette mission d’explication, la coordination des mouvements de l’Azawad est à pied d’œuvre pour mettre le feu aux poudres à Kidal. Conséquences ? Après la pluie de roquettes qui s’est abattue la semaine dernière sur le camp de la Minusma, à Kidal, des gens (manipulés) étaient, hier, dans les rues pour dénoncer les termes de l’accord paraphé par le gouvernement malien et les autres parties prenantes aux pourparlers d’Alger. Que cache donc toute cette agitation orchestrée à Kidal ? Une mise en scène comme savent bien le faire le MNLA et ses complices ? De la comédie pour faire croire que l’accord arrange le Mali et non la racaille qui a pris la République en otage ?

A l’issu du 5è et dernier round des pourparlers d’Alger, le gouvernement et des mouvements armés, à l’exclusion de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (Cma), ont paraphé, dimanche 1er mars, le texte final d’Alger. Mais, le Mnla et ses alliés ont opté pour le dilatoire, en remettant à plus tard leur paraphe. Leur argument ? Retourner expliquer d’abord le contenu du texte à leur base ( ?). La question qui se pose est de savoir quelle est la vérité d’une telle démarche imposée par la Cma aux autres parties. Notamment  au gouvernement malien qui, sous la pression de la France et des autres, est visiblement pressé d’en finir avec ces négociations. Ces mouvements (connus pour leur extrémisme) devraient procéder à des consultations qui ne devraient pas dépasser 72 heures…Or, le constat est là : leur paraphe est toujours attendu depuis maintenant plus de dix jours. Sont-ils dans la logique de parapher? La CMA est restée jusque là sourde à tous les appels : Gouvernement, la France, le Conseil de Sécurité. A tous ces niveaux, des appels incessants sont lancés à l’endroit des groupes rebelles (Mnla, Hcua) les invitant (les suppliant ?) de parapher le document.

Repousser la paix

Initialement prévue mardi dernier, une rencontre programmée par ces mouvements rebelles, n’a pu se tenir ce jour pour raisons, indique t-on, d’organisation ( ?). Elle a été reprogrammée pour le lendemain, hier mercredi. Si cette rencontre arrive à se tenir, personne ne peut (à l’état actuel des choses) dire combien de jours elle durera, encore moins son issue. A cause surtout de certains signaux (sur le terrain) et qui ne sont pas de nature à inciter à l’optimisme.

En effet, comment comprendre qu’au moment où il est attendu cette rencontre d’explications sur l’accord, Kidal et d’autres localités du Nord renouent avec la violence : enlèvements de voitures, vols de cheptel, coupures de route, attaques de forains.

La semaine dernière, à Acharane (Tombouctou), des voyageurs se sont fait dépouiller de leur véhicule et de tous leurs biens, par des individus armés. Un peu partout à Tombouctou, Gao et la zone de Mopti, la situation sécuritaire se dégrade de jour en jour. A Kidal, l’on est au bord du chaos avec la présence dans la ville de groupes armés…

L’indifférence affichée par la coordination des mouvements de l’Azawad face à de telles manifestations, conduit certains observateurs à se demander si tout cela n’est pas une orchestration des groupes rebelles. Cependant, cette attitude adoptée par la Cma, loin de surprendre, s’inscrit dans une logique qui a toujours inspirée les actions des groupes armés. Des adeptes du narco terrorisme, qui cherchent toujours à repousser la paix.

Oumar Diamoye

Source: L’Aube

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