Accusé d’adultère par sa femme, il se retrouve en prison

 

Burkina Faso - Ouagadougou le 18 décembre 2012 – Un instituteur de Sabcé, localité située à 80 km de Ouagadougou, a été incarcéré le jeudi 13 décembre 2012 à la maison d’arrêt et de correction de Kongoussi suite à une plainte déposée par sa femme pour adultère.

Les faits remontent à quelques mois où O.K, un instituteur en instance de divorce avec sa femme, jugeant la procédure longue, décida d’héberger sa nouvelle conquête dans le domicile conjugal.

Ainsi débuta au vu et au su de toute la bourgade une idylle qui allait vite s’arrêter.

De retour dans le foyer conjugal pour visiter ses enfants restés auprès de leur père, que ne fût la surprise de S.A de voir dresser contre elle une jeune fille lorsqu’elle voulu ranger ses effets dans la chambre qu’elle occupait avec son mari.

La nouvelle maîtresse des lieux, telle en terrain conquis et sous le regard silencieux de O.K, la somma de repartir avec son baluchon.

Humiliée et déçue du comportement de son mari, d’autant plus que le divorce n’avait pas encore été prononcé, S.A décida de porter une plainte pour adultère contre OK.

Le parquet, ayant examiné la plainte et constaté le fait d’adultère, convoqua une première fois le mari pour être entendu.

Mais celui-ci ne se présenta pas. A la deuxième convocation, il se présenta en compagnie de son épouse S.A et refusa de parler en l’absence de son avocat.

C’est alors que conformément aux dispositifs de l’article 418 du code pénal, le parquet se résolu à signer un mandat de dépôt contre O.K qui fut conduit manu militari à la maison d’arrêt et de correction de Kongoussi.

Sensible à l’incarcération de son mari, S.A déposa le même jour une demande d’annulation de sa plainte.

Mais le parquet décida de le garder au frais tout en programmant une audience pour ce mercredi 19 décembre au cours de laquelle le tribunal statuera sur son éventuelle mise en liberté.

Informés de la situation, les collègues enseignants ont entrepris une manifestation pour exiger sa libération.
Mais cela fut peine perdue car ils se sont heurtés à une procédure judiciaire rigide.

Le procureur du Faso près du tribunal de grande instance de Kongoussi qui a reçu la délégation des collègues de OK a fait savoir que bien que SA ait déposé le retrait de sa plainte, il n’appartenait plus au procureur de lever séance tenante son mandat de dépôt mais plutôt au tribunal de statuer sur la probable libération de OK.

Il a par ailleurs rassuré qu’aucune charge ne sera retenue contre OK du moment que la plaignante retire sa plainte avant d’ajouter.

Au Burkina Faso, selon l’article 418 du code pénal, l’adultère est condamnable d’une peine allant de 2 à 6 mois fermes assortis d’une amende de 50.000 à 150 000 F CFA.

BOA

 


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