AFCF: L’Etat piétine les droits de l’Homme

aminetoumoctar

Dans le cadre de la célébration de la journée internationale des droits de l’homme prévue ce 10 décembre, l’Association des Femmes Chefs de Familles (AFCF) que préside Mme Aminetou Mint El Moctar, a fait une déclaration à travers laquelle elle fustige et dénonce le silence des autorités face aux menaces proférées à l’encontre des militants des droits de l’homme. Tout en citant l’exemple de Yehdih Ould Dahi qui se réclame d’un courant islamiste qui a menacé de mort la présidente de l’Afcf, cette dernière s’insurge contre le mutisme des autorités judiciaires. En outre, l’Afcf dénonce et exige la «libération immédiate » de Biram Ould Dah Abeid et compagnie interpellés et mis sous mandat de dépôt en novembre dernier pour avoir organisé une caravane dénonçant l’esclavage foncier dans le Trarza. L’Afcf interpelle les autorités mauritaniennes sur des cas spécifiques qui relèvent de menaces sur la vie des défenseurs des droits humains, dénonce « la gestion inéquitable et inique du foncier, surtout agricole, …  principales  causes de conflits sociaux dans notre pays » et appelle tous les militants de droits humains à poursuivre le combat jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. (voir l’intégralité de la déclaration ci-dessous).

Déclaration AFCF : L’Etat piétine les droits  de l’Homme

A la veille du 10 Décembre 2014, journée mondiale des droits de l’homme, plusieurs militants et militantes des droits de l’homme croupissent dans les geôles de notre pays qui se déclare un Etat de droit.  A la  même  période, d’autres militants  et militantes sont sous la menace d’assassinat du terroriste Yehdih Ould Dahi qui déclare haut et fort qu’il va décapiter et crever les yeux de Mme Aminetou Mint Moctar Présidente de l’Association des Femmes Chefs de Famille(AFCF) ainsi que  d’autres militants. En plus de l’emprisonnement arbitraire, l’Etat mène une farouche et sournoise  campagne d’intimidation  à l’encontre des militants et militantes des droits de l’homme, par le biais de  ce terroriste.

En effet, ce dangereux terroriste a menacé, dans les medias et les réseaux sociaux, les militants  et militantes des droits de l’homme qui ne renonceront jamais à leur combat pour la justice et l’égalité dans notre pays. Malgré, les plaintes déposées par ces victimes,  Yehdih Ould Dahi n’a jamais été interrogé par nos autorités judiciaires qui reconnaissent, en aparté, qu’il est au dessus des lois nationales et les conventions internationales ratifiées par notre pays et par conséquent, la police ne peut l’interroger au sujet de ses dangereuses déclarations qu’il ne cesse de répéter. Plus que cela, il revient au mois de novembre pour confirmer, sur les écrans de la télévision  El Watania, sa volonté de massacrer toutes  ces personnes  et incite au vandalisme et la vindicte populaire contre  elles.

Par contre, les paisibles militants des droits de l’homme sont  à la merci du pouvoir qui peut les arrêter à tout moment et selon l’humeur du jour.  Parmi les nombreuses illustrations de cette mauvaise volonté, nous citons les plus récentes , notamment, l’arrestation, au cours du mois  de novembre passé, de Mr Biram Dah Abeid, militant des droits de l’homme et Président du mouvement antiesclavagiste IRA-Mauritanie que  le pouvoir refuse, sans raison valable, de reconnaitre.  En fait, le Président  Mr Biram voyageait au Sénégal, via la ville de Rosso et ce voyage a coïncidé avec de paisibles manifestations  organisées par le mouvement qui conteste la chaotique gestion du foncier, dans cette zone agricole très convoitée. Cette contestable gestion porte de sérieux préjudices aux droits des populations autochtones qui refusent de se soumettre aux diktats de ces usurpateurs. En plus du refus de permettre à ces militants d’exercer des actions de lutte contre l’injustice institutionnalisée, programmée et exécutée, le pouvoir a mis aux arrêts Mr Biram et un groupe de militants des droits de l’homme. Quelques semaines  après ce Hold Up juridique, l’Etat continue à piétiner les droits des militants, en omettant, volontairement  d’arrêter le terroriste Yehdih Ould Dahi  qui bénéficie tranquillement de certaines aubaines. Nos policiers ne peuvent pas se présenter chez lui, de crainte de perturber l’une de ses  nombreuses noces qui sont financées par des personnes proches du pouvoir qui usurpent  et dilapident l’argent du contribuable mauritanien.

L’AFCF condamne, vigoureusement, toutes ces injustices qui portent une grave atteinte à l’image de notre pays, mettent en péril les droits de tous les citoyens et la cohésion sociale de notre pays. Nous rappelons que la gestion inéquitable et inique du foncier, surtout agricole, est l’une des  principales  causes de conflits sociaux dans notre pays.  En prévention des effets néfastes de ces injustices qui perdurent, nous exigeons la libération immédiate de tous les militants des droits de l’homme, notamment, Biram Ould Abeid, Brahim Ould Bilal, Marieme mint Cheikh, Saad Ould Louleid  et tout le groupe qui croupit en prison. Nous réitérons toute notre solidarité avec tous ces militants, injustement, emprisonnés. Nous nous engageons à continuer la lutte jusqu’à  la traduction en justice du terroriste pour tous les crimes qu’il ne cesse de commettre.

Pôle de Communication de l’AFCF

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