Affaire Bettencourt: Nicolas Sarkozy mis en examen

L’ancien président français Nicolas Sarkozy a été mis en examen jeudi 21 mars dans la soirée, pour abus de faiblesse dans l’affaire Bettencourt, a indiqué son avocat, Me Thierry Herzog, qui a annoncé son intention de «former immédiatement un recours».

NS-def1-BD-3x1-rvbCette décision du juge d’instruction Jean-Michel Gentil a été prise à Bordeaux, à l’issue d’une confrontation à laquelle ont participé au moins quatre membres du personnel de la milliardaire Liliane Bettencourt, héritière du géant mondial des cosmétiques L’Oréal.

Thierry Mariani

Député UMP des Français de l’étranger.

Il y a un certain nombre de juges dont l’impartialité n’est pas la première des qualités. Je me demande si certains juges rendent la justice au nom du peuple français ou au nom de leurs convictions.

21/03/2013

Nicolas Sarkozy a quitté le palais de justice de Bordeaux, où il a été entendu jeudi dans le cadre de l’affaire Bettencourt, à bord d’une Renault Espace sombre précédée par une voiture de police circulant à vive allure, après plusieurs heures d’audition par le juge Jean-Michel Gentil qui l’a confronté à plusieurs membres du personnel de Lilianne Bettencourt, l’héritière de l’Oréal.

Le juge avait organisé cette confrotation afin d’établir précisément combien de fois Nicolas Sarkozy s’est rendu chez Lilianne Bettencourt en 2006 et en 2007. L’ancien président a toujours affirmé ne s’être rendu qu’une seule fois au domicile des Bettencourt pendant sa campagne électorale, et il a surtout démenti avoir reçu de l’argent pour financer cette campagne.

Des affirmations qui étaient contredites par les versions de ces employés de maison convoqués par le juge, dont l’ancien majordome Pascal Bonnefoy. Selon ces employés de maison, Nicolas Sarkozy s’est bien rendu à plusieurs reprises au domicile des Bettencourt.

Ce sont donc ces versions divergentes que le juge Gentil souhaitait confronter. Dans l’entourage de l’ancien président, on s’attendait à une ultime vérification de la part d’un juge dont tout le monde pensait qu’il souhaitait boucler son instruction.

Ce scénario favorable à Nicolas Sarkozy n’a pas eu lieu. L’ancien président est mis en examen et l’affaire Bettencourt est totalement relancée. Maître Herzog a d’ailleurs annoncé son intention de former immédiatement un recours et de saisir la chambre d’instruction de la cour d’appel de Bordeaux pour obtenir la nullité de cette mise en examen, qu’il a qualifié de décision « incohérente sur le plan juridique, et injuste ».

Confirmation du parquet

Le parquet de Bordeaux a confirmé jeudi soir la mise en examen pour abus de faiblesse de Nicolas Sarkozy, prononcée par les juges d’instruction bordelais en charge du dossier. « Dans le cadre de l’information judiciaire suivie à raison de faits d’abus de faiblesse, d’abus de confiance aggravés, d’escroqueries aggravées au préjudice de Mme Liliane Bettencourt, trois magistrats instructeurs co-saisis [Jean-Michel Gentil, Cécile Ramonatxo et Valérie Noël], ont, ce jour 21 mars 2013, recueilli l’audition de M. Nicolas Sarkozy, lequel était assisté de Maître Thierry Herzog, avocat au Barreau de Paris », annonce le parquet dans son communiqué.

« Au terme de cet acte, M. Nicolas Sarkozy, qui bénéficie de la présomption d’innocence – s’est vu notifier une mise en examen du chef d’abus de faiblesse commis en février 2007 et courant 2007 au préjudice de Mme Liliane Bettencourt Schuller », conclut ce communiqué adressé par le parquet de Bordeaux.

Source : rfi

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