Affaire Bouamatou / fisc : Fin d’un long feuilleton, époustouflant !

C’est la fin d’un long feuilleton politico-fiscal qui vient de se dénouer ou presque. En attendant de se refermer définitivement. Les deux cousins ont aziz bouamatou ordre de merite1–ils rangés les armes pour fumer le calumet de la paix ? Le duo Aziz- Bouamatou pourrait-on dire, a enfin accepté de mettre fin à un bras de fer fratricide qui a ébranlé tout le système financier et politique du pays.

Si les mauritaniens ont eu droit à une affaire controversée, ils ont également assisté sans rien comprendre encore, à la fin d’une saga politisée sur toute la ligne. Sur les hommes d’ombre qui ont joué un rôle déterminant dans l’arrangement de cette affaire, il faut attendre de voir plus clair pour avancer des noms de médiateurs, car beaucoup de tentatives en Mauritanie et à l’étranger ont eu lieu pour désamorcer cette crise entre les deux cousins.

Le nom de Cheikh Tidiane Gadio avait été cité. Le maire central de Nouakchott Ahmed Hamza avait aussi, dès les débuts de cette brouille intervenu pour calmer le jeu. Mais les deux poids lourds avaient refusé de céder, laissant ainsi l’opinion se prêter à toutes sortes d’interprétations. Le coup de force qui a fait effet serait celui des cousins Ehel Ghadé . Depuis quelques jours, des signes de décrispation ont été observés. La banque centrale avait mis fin à sa menace de fermer la GBM après une mise en demeure restée sans suite.

Le gel des décaissements du compte de la GBM avaient aussi été levé, ainsi que d’autres mesures restrictives qui avaient réduit la générale banque en un simple décor architectural. Si cette réconciliation est obtenue, il faut du temps pour que les intérêts du richissime homme d’affaires reprennent dans beaucoup de secteurs où le groupe BSA intervenait. Pour le moment le signal fort de ce dégel est la libération de Ould Dabagh qui sera suivie par le retour de Ould Bouamatou au pays dans quelques jours apprend-on. En attendant bien de questions restent dans l’air ….

Parallèlement à cette décontraction, le vice-président du même Groupe Mohamed Ould Debagh a bénéficié le même jour d’une liberté provisoire. Des signes par mi tant d’autres qui mettent fin à l’un des bras de fer les plus inédits de l’histoire juridico-économique de la Mauritanie opposant un dinosaure national des cercles d’affaires à la puissance Etat. La GBM, banque appartenant à Mohamed Ould Bouamatou, homme d’affaire mauritanien exilé au Maroc et opposant au pouvoir de Nouakchott est de nouveau en service depuis jeudi après plus de deux mois de fermeture. La banque avait été accusée en avril dernier de bafouer la réglementation bancaire et de faire fi des mises en garde faites par les autorités monétaires représentées par la BCM. On se souvient, en avril dernier, le Conseil de Politique Monétaire de cette institution mère s’est montré mécontent au regard du comportement récidiviste de la GBM, lui réitérant le blâme, accusant la banque de continuer à s’opposer au cadre juridique relatif à l’activité bancaire. Au cours d’une réunion tenue la veille en présence de tous ses membres, le Conseil précité avait pris acte du fait qu’en dépit des injonctions qui lui avaient été adressés auparavant (le 13 mars 2013), la GBM persistait dans ses dérapages, précisant devant ce qu’il a appelé « les comportements anormaux de la banque » de mettre la GBM en demeure de « respecter l’ensemble de ses engagements y compris ceux signés et de procéder à l’ouverture de ses guichets pour garantir aux déposants le libre accès à leurs ressources dont elle est dépositaire ». Le Conseil a sommé par ailleurs la banque d’être opérationnelle au plus tard le 15 mai courant pour éviter des tracasseries s’inscrivant dans le cas des mesures disciplinaires prises dans ce cas de figure. En rouvrant ses guichets jeudi dernier, moins d’une semaine avant l’ultimatum fixé par le Conseil, l’opinion reste encore divisée sur les vrais mobiles de ce revirement, s’il s’agit de la fin du bras de fer entre le fisc et le Groupe BSA, ou si cette reprise des activités de la banque a été décidée pour éviter des nouvelles complications qui s’ajouteraient à d’autres prises auparavant, capables de mettre totalement la banque à genoux. De premier vue, tout semble indiquer que la GBM a voulu à travers la reprise de ses activités monétaires se conformer aux consignes du conseil de politique de la BCM, mais cette liberté provisoire accordée simultanément au vice- président du Groupe BSA Mohamed Ould Debagh, ainsi que ce regain diplomatique entre Rabat et Nouakchott et le séjour attendu du Président mauritanien dans le Royaume chérifien laissent penser que ce sont plutôt des médiations de bons auspices entreprises entre Ould Abdel Aziz et Ould Bouamatou qui ont conduit à cette détente.

Des conciliations dont le vrai artisan n’a pas été encore connu, bien que des sources parlent d’efforts louables menés dans ce cadre par l’ex ministre sénégalais des affaires étrangères Gadio ainsi que par des Une décrispation qui pourrait selon des observateurs aller crescendo, conduisant les deux hommes à enterrer définitivement leurs différends et à se lancer de nouveau, main dans la main, comme en 2009 au cours des élections présidentielles de l’époque, dans la course électorale pour renforcer leur notoriété politique.

CTD –MOML

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