Un constat très juste. Une analyse éclairée.

MOAA n’a fait que perpétuer le système construit par Maawiya Ould Sidi Ahmed Taya dont MOAA était le gendarme/majordome.

Ould TayaDu temps de Moktar Ould Daddah le pouvoir était bel et bien partagé et pas de façon démagogique basée sur un favoritisme essentiellement tribaliste, régionaliste ou ethnique. Moktar Ould Daddah savait qui étaient ses adversaires et il avait du respect pour eux et tous le lui rendaient. Le développement des régions était équilibré et programmé en fonction de leurs atouts. Et pour preuve la construction de la route de l’espoir Nouakchott-Néma qui démontre que Moktar connaissait très bien la Mauritanie (car en effet, il en est le père fondateur) avec ses tribus, ses « grandes tentes », ses villages, ses deux rivières (dont l’une aujourd’hui quasi enterrée par les sables qui est l’Oued l’Abyad et l’autre qui est aussi la principale, le Gorgol, sur laquelle il avait fait construire un immense barrage à Foum Legleîta aujourd’hui sans grande utilité car les populations mauresques riveraines se sont regroupées à Nouakchott et les noires ont été expulsées au Sénégal puis regroupées nulle part, après leur exil forcé au Sénégal, près de Rosso), ses quelques postes coloniaux et leurs écoles (legs de la France) qu’il avait tous visités.

 Sous Moktar Ould Daddah seule la compétence des hommes et des femmes primait.  Et la liberté d’expression de chacun et de chacune était une réalité tant que l’unité nationale (qu’il savait fragile) n’était pas en danger.  On se souvient d’Oumou Karaniara, ministre de la condition féminine, tenant tête à la première dame, Mariam Daddah. Moktar n’avait pas destitué sa ministre pour cela. On se souvient que les séparatistes négro-mauritaniens auteurs du manifeste dit des 18 avaient eu droit à un procès équitable qu’ils avaient du reste gagné et que tous avaient retrouvé leurs postes dans la fonction publique à l’issue de ce procès avec le versement des salaires non perçus.

Dans les écoles, les collèges et les lycées du pays seul le mérite différenciait les élèves. Les fils de harratin ou d’anciens esclaves, aujourd’hui hommes politiques ou élus respectés peuvent en témoigner mieux que quiconque. Et les meilleurs élèves à la sortie de la terminale bénéficiaient systématiquement de bourses d’études sur le mérite à l’étranger (France, Canada, Allemagne, Maroc, Algérie, Côte d’Ivoire, etc.) sans autre condition tribale, ethnique ou de caste. C’est ainsi que le premier Mauritanien titulaire d’un DUT (Génie-civil) en France est un fils de forgeron qui est le directeur du lycée technique de Nouakchott, depuis près de trente ans ! Enfant, j’ai eu deux directeurs d’école qui étaient fils de Harratin.  

 Et l’armée était ouverte à tous dans le respect de leurs dignités et ses officiers venus des quatre coins de la Mauritanie étaient formés à l’école Interarmes d’Atar créée par Moktar Ould Daddah. Oui, en ce temps-là, on pourra dire ce que l’on voudra, mais la Mauritanie était en marche, même en temps de guerre (une guerre qui aurait été gagnée ne serait-ce qu’avec l’appui de la France qui n’aurait jamais laissé le Polisario et l’Algérie envahir la Mauritanie ou la déstabiliser durablement). Et la Mauritanie donnait envie d’être Mauritanien ! 

 

 

d’un ami qui a souhaité l’anonymat pour se protéger et protéger les siens

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