Affaire « braquage » BCEAO : la justice ivoirienne renvoi le verdict au 3 mai 2016

BCEAOLa justice ivoirienne a renvoyé lundi au 3 mai 2016 le verdict de l’affaire de « braquage » de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) lors de la crise ivoirienne de 2010-2011, impliquant l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et trois de ses proches.

Gbagbo, et trois de ses ministres, notamment Gilbert Aké N’Gbo, son ancien Premier ministre, Désiré Dallo ex-ministres de l’Economie et Katinan Koné, ministre délégué en charge du Budget, sont accusés de « vol en réunion par effraction portant sur des caves à la BCEAO et des numéraires » pendant la crise post-électorale.

Après la fermeture des banques locales lors de la crise postélectorale, le dernier gouvernement sous l’ère Gbagbo, a réquisitionné des établissements bancaires et ordonné aux agents de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), de poursuivre leurs activités pour permettre la compensation financière au niveau des transactions.

La Bceao et l’Union économique monétaire ouest africaine (UEMOA), avaient demandé demande l’arrêt des compensations financières en Côte d’Ivoire au regard de la situation socio-politique dans le pays.

Le gouvernement Aké Ngbo a réquisitionné l’agence nationale de la BCEAO et donné l’ordre de faire à un « transfert de 1,7 milliards FCFA à la présidence de la République », sous la conduite de Katinan Koné, selon la déposition de trois huissiers.

Katinan, porte-parole de l’ex-chef d’Etat ivoirien, est en exil au Ghana. MM. Aké Ngbo et Désiré Dallo, participent depuis l’ouverture des audiences à ce procès.

Le 04 avril, le procureur a requis 20 ans d’emprisonnement contre Aké N’Gbo et Désiré Dallo. Sept huissiers de justice, chargés de faire des procès-verbaux de constat après la réquisition de la Bceao, comparaissent aussi pour « complicité de vol ».

Source: Oeildafrique

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