Affaire MBarka à Nouadhibou : Finalement le policier serait décédé d’une mort naturelle

AffaireL’affaire dite « affaire M’Barka »de Nouadhibou de la semaine dernière, a connu de nouveaux rebondissements. Alors que la semaine durant, d’aucuns soutenaient que c’est cette dame qui avait tué le policier qui était venu la cueillir chez elle, on apprend à présent, que ce dernier serait mort d’une mort naturelle.
L’information a été véhiculée par les proches de la dame dans un démenti qu’elle a remis à la presse. Et ces derniers d’expliquer en substance que, lorsque les policiers ont voulu passer les menottes à M’Barka, celle-ci s’y serait opposée, sans porter un quelconque coup à ses hôtes.
Après des disputes verbales, selon toujours les proches de la dame, elle aurait été conduite au parquet et le procureur l’avait orientée de nouveau vers la police. C’est là où elle rencontrait le policier en question, qui répond au nom deSid’Ahmed Ould Mamouni.
Entre les deux personnes, les seuls échanges étaient verbaux. Et ce serait pendant qu’il établissait son V que le policer s’affaissa. Il serait mort de mort naturelle. Il souffrait, selon le démenti, d’insuline.
Les proches de la dame en veulent pour preuve le témoignage des policiers qui travaillent avec lui, mais surtout, l’absence de toute plainte pour meurtre. Ce serait donc selon eux, la presse qui aurait fait circuler cette terrible information « dénuée de tout fondement », selon eux.
A rappeler que la nommée MBarka s’était bagarrée avec certains de son voisinage qui lui aurait obstrué le passage avec leurs véhicules l’empêchant d’accéder à sa maison. Elle avait ainsi, dans un mouvement de fureur cassé trois para brises de voitures, ce qui suscita une plainte déposée contre elle.
Convoquée devant le Procureur, elle devait présenter ses excuses ;l’affaire se serait achevée par un arrangement aux termes duquel elle se serait engagée à procéder à la réparation des dégâts causés. Seulement, elle n’aurait pas tenu la parole d’où l’intervention une seconde fois du Procureur qui lui aurait envoyée deux policiers pour l’amener de force.

Une vingtaine de prisonniers évadés, capturés

La traque continue toujours dans la ville de Nouakchott. En effet, depuis vendredi dernier, les forces de l’ordre et de sécurité sont en alerte maximale et poursuivent sans répit plusieurs dizaines de prisonniers qui avaient réussi à faire la belle le crépuscule du vendredi 19 février dernier.
Aux dernières nouvelles, plus d’une vingtaine, dont des condamnés à mort, ont été capturés et reconduits à la prison de Dar Naïm. Les quartiers de Carrefour ont été ainsi hier dimanche, le théâtre de courses-poursuites théâtrales entre des évadés de la prison de Dar Naïm et des unités de la garde nationale renforcées par la gendarmerie nationale.
Cinq dangereux bandits ont été capturés. Ils se sont venus s’ajouter à plus d’une dizaine d’autres appréhendés dans plusieurs recoins de Nouakchott. Selon un officier de police qui a requis l’anonymat, « ce n’est qu’une question d’heures et tous les prisonniers qui s’étaient évadés de la prison seront repris et réinstallés dans leurs cellules ». « Nous les connaissons tous et nous connaissons leurs repaires » devait-il ajouter.
Cet incident a cependant installé une certaine colère au plus haut sommet. Il intervient un peu plus d’un mois après l’évasion spectaculaire du dangereux terroriste Saleck Ould Cheikh qui n’a pu être retrouvé qu’en Guinée après un travail minutieux de renseignements et d’échanges d’informations à travers plusieurs pays de la sous-région.
Les observateurs s’attendent à l’ouverture d’une enquête dès l’arrestation du dernier fugitif. Des têtes risquent de tomber au sein des services chargés de la surveillance de la prison de Dar Naïm, là où plus de 1.000 prisonniers seraient internés pour un espace pénitencier conçu pour 500 prisonniers.
La surpopulation carcérale, le non accès de la garde nationale à l’intérieur de la prison livrée à la loi des chefs de gang et l’absence de toute occupation ou programme de réinsertion sociale, expliqueraient en grande partie la recherche pertinente d’un moyen d’évasion chez les pensionnaires qui ne pensent qu’à une chose, s’enfuir.

Ahmed.B

Source: L’Authentique

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