Affaires des domestiques mauritaniennes en Arabie Saoudite : Deux jeunes filles coincées en Egypte

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Décidément, l’affaire des domestiques mauritaniennes envoyées en Arabie Saoudite pour travailler continue de défrayer la chronique. Après le retour de certaines d’entres elles, suite au tapage médiatique et à l’activisme de l’Association des Femmes Chefs de Famille (AFCF), voilà que deux autres emmenées par leurs employeurs saoudiens en Egypte pour y passer quelques mois de séjour, se trouvent coincées. Et pour cause. Selon leurs parents, Fatoumata Adama Ndoye et Ramata Lô (33 ans toutes les deux) puisque c’est d’elles qu’il s’agit, ont eu la malchance d’accompagner leurs employeurs contre leur gré en Egypte.

Tout est parti d’un contrat de travail libellé en arabe et dont seul le démarcheur mauritanien nommé Aly selon les parents des victimes en connait le contenu. Car, ce qui est écrit dans ce fameux contrat et ce qui attendait les candidates était tout autre. A en croire les mamans des jeunes filles, en l’occurrence Néné Thiam mère de Fatoumata et Fatime Guèye mère de Ramata, leurs filles ont été recrutées avec la complicité de la grande sœur d’Aly commerçante de son état au marché du 6e arrondissement. Cette dernière aurait trouvé Fatoumata Ndoye et Ramata Lô au restaurant de Mme Boye. Là, elle saisit l’opportunité de ses relations avec la restauratrice Boye pour proposer le projet aux jeunes filles. Le contrat proposé stipule grosso modo, la prise en charge des frais de visa et du billet d’avion, les formalités de passeport et un salaire de 200 dollars (environ 60.000 UM).

Après avoir rempli toutes les conditions, les travailleuses ont embarqué le 6 juin dernier à destination de Jeddah. Là, contrairement au contenu du contrat, les deux domestiques ont compris qu’elles vivront une autre réalité en Arabie Saoudite. Et selon leurs parents précités, depuis leur arrivée, leurs filles n’ont rien reçu comme argent et même après leur déplacement en Egypte où elles se trouvent actuellement. C’est justement au Caire où la goutte d’eau a débordé le vase lorsque les filles ont réclamé leur argent et exigé un repos. Selon toujours les parents qui sont en contact avec leurs filles, ces dernières travaillent plus dure que prévu. Et pire, elles seraient contraintes d’exercer le métier le plus vieux du monde. Devant le refus catégorique des jeunes filles frustrées, leurs employeurs n’ont pas trouvé mieux que d’arracher leurs téléphones portables, les documents de voyage et tout autre matériel important. Puis, elles seront jetées au commissariat sous prétexte qu’elles ont volé des bijoux. Les plaignants disparaîtront par la suite. C’est la police qui a pris langue avec l’ambassade de Mauritanie au Caire par le canal d’un diplomate nommé Moustapha qui a fini par retirer ses concitoyennes pour les mettre dans d’autres conditions avant leur retour au pays. Mais pour leur retour, il faut chacune 120.000 UM de frais de billet. Depuis quelques jours, Aminetou Mint Ely, président de l’AFCF, se démène pour trouver la solution aux filles.  Aux dernières nouvelles, la direction de l’OIM qu’Améinetou Mint Ely a contacté, a saisi son antenne en Egypte. Et c’est cette dernière qui a pris l’engagement de payer les billets d’avion pour le retour des jeunes mauritaniennes parties monnayer leur savoir faire en Arabie Saoudite.

Badiane

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