Africa N°1, un nouveau gouvernement où Aziz fait la part belle aux femmes, et garde certaines figures qui ont déjà assez profité de la republique, à l’image du ministre de la défense

Africa N°1Le gouvernement mauritanien, se compose de 27 membres. L’essentiel des ministères de souveraineté ne changent pas de titulaires. Conservent ainsi leurs portes-feuilles, Sidi ould zéine, à la justice Ahmed Ould Téguédi, aux affaires étrangères, Mohamed Ould Ahmed Ould Mohamed Raré, à l’intérieur et à la décentralisation.

En revanche, Ould Radhi, a été remercié. Il est remplacé à la défense nationale par un negro-mauritanien jusqu’ici titulaire du portefeuille du secrétariat général du gouvernement, Diallo Mamadou bathia.

Plusieurs fois ministre depuis des décennies. Un brillant cadre, certes, mais, il n’est pas le seul chez les pullars. Ils sont nombreux, intègres et compétents, qui ont aussi fréquentés des écoles prestigieuses que l’ENA de Paris.

Le président de la république, aurait dû et aurait pu donner la chance à d’autres cadres de la communauté.

Si c’est pour doser ethniquement, au lieu de continuer à garder les mêmes têtes qui se sont largement épanouies et scolarisés leurs enfants, dans les grandes écoles à l’étranger, au frais du contribuable.

Ces pratiques qui datent de l’indépendance, doivent cesser, elles ne font qu’accentuer la frustration, commente un analyste politique sur les antennes d’AFRICA N°1, le lendemain de la formation du premier gouvernement du deuxième quinquennat du président Aziz.

Cette logique spécifiquement mauritanienne, qui veut qu’on doit toujours maintenir les mêmes visages chez les negro-mauritaniens, n’est pas courante chez les arabo berbères du pays, heureusement. Les dérives du pouvoir par ici, sont immédiatement dénoncées et vite corrigées à la moindre protestation des tribus. Cela dit, Pas de changement, aux finances, pétroles, pêches, mines, et affaires économiques et du développement.

Le nouvel exécutif, est caractérisé cependant, par la suppression du ministère de la communication et une forte présence féminine. 7 femmes dont la journaliste Hindou Mint Ainina, en charge des affaires africaines, maghrébines, et des mauritaniens de l’extérieur.

Hindou, est surtout connue pour avoir appartenu à la génération de journalistes mauritaniens, qui ont posé les véritables jalons d’une presse indépendante dans le pays, aux années 90, à l’image de feu Habib Ould Mahfoud fondateur du Calame. Hindou, était jusqu’ici, conseillère du premier ministre.

Les mauritaniens, auront de tout de même, attendus, 60 jours, avant de voir constituer un nouveau gouvernement, après l’élection présidentielle du 21 juin dernier.

Election remportée par Mohamed ould Abdel Aziz, avec prés de 82 pour cent des suffrages exprimés. Une écrasante victoire facilitée, au demeurant, par le boycott des principaux partis d’opposition, dont le Rassemblement des Forces Démocratiques, le RFD d’Ahmed Ould Dadah, des islamistes de Tawassoul de Jemil Ould Mansour et l’Union des Forces de Progrès, l’UFP de Mohamed Ould Maouloud.

Evidement, l’opposition, ne se sent pas concernée par la formation du gouvernement, après avoir qualifié de nuls et nuls effets, les résultats du scrutin du 21 juin 2O14.

Cela relève de la diversion, ne cesse de marteler, le président Aziz, plus préoccupé par les défis à relever pour son gouvernement en matière de santé, éducation, transport, énergie, insécurité et insalubrité urbaine, notamment à Nouakchott, une ville-poubelle depuis des décennies et la situation s’aggrave !

AFRICA N°1 à Nouakchott

Salem Mejbour Salem

Source : Africa N°1

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