Afrique du Sud: Jacob Zuma chahuté au Parlement

députés du parti les Combattants pour la liberté économiqueLe président sud-africain Jacob Zuma présentait mercredi après-midi son budget devant le Parlement. Il s’agissait de sa première intervention dans l’hémicycle depuis ses déboires avec la justice. Le mois dernier, la Cour constitutionnelle lui a ordonné de rembourser l’argent public utilisé pour sa résidence privée. Et la semaine dernière, la justice a recommandé le rétablissement de plus de 700 chefs d’accusation contre le chef de l’Etat. Comme prévu, cette séance au Parlement a été particulièrement agitée.

Le chef de l’Etat ne s’était pas encore exprimé qu’il a été pris à partie par les députés du parti radical de Julius Malema. « Nous allons débattre du budget alloué à la présidence alors que le chef de l’Etat est sous le coup de plus de 700 chefs d’accusation ? », a lancé un député.

En effet, la semaine dernière, la Haute cour de Pretoria a recommandé le rétablissement de 783 chefs d’accusation pour fraude, corruption et racket. Des charges qui avaient été suspendues pour vice de procédure, quelques semaines avant l’élection de Jacob Zuma à la tête de l’Etat.

Le ton est ensuite monté. Les députés du parti les Combattants pour la liberté économique refusant de laisser le président s’exprimer. « Il a violé son serment. Il n’a aucun sens de l’honneur », ont-ils scandé avant d’être expulsés de l’hémicycle.

« Nous allons engager des poursuites au pénal contre ces voyous qui ont été embauchés pour intimider les membres de notre parti au parlement. Et nous attendons qu’il y ait des poursuites, nous ne pouvons pas avoir une police qui prend des ordres politiquement motivés », a lancé Floyd Shivambu.

Le chef de l’Etat a ensuite pu procéder à la présentation de son budget, même s’il a tout de même été chahuté par les membres du principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique, qui exige des excuses du président pour avoir violé la Constitution du pays et qui a même appelé le président « Accusé Numéro 1 ».

« Comment pouvons-nous dire que nous allons soutenir un budget pour Mr Zuma. Comment est-ce qu’un homme avec une histoire aussi compromise peut représenter la présidence sud-africaine ? Ce poste requiert une personne honnête et intègre », a insisté Mmusi Maimane leader de l’Alliance démocratique.

Les députés du parti au pouvoir ont eu beau défendre le chef de l’Etat, rappelant qu’aucune procédure judiciaire n’est actuellement en cours, l’image du président Zuma a de nouveau pris un sérieux coup.

Source: RFI

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge