Afrique : Le président du syndicat des éditeurs de presse mauritaniens appelle l’UA à un véritable partenariat avec les journalistes africains​

presseL’Union africaine a organisé, du 10 au 12 décembre courant, des concertations à Yaoundé, la capitale camerounaise, avec les journalistes africains les plus en vue, dans le but de mettre en place des perspectives et un Agenda dit “Agenda 2063″ , sur les 50 ans à venir (2013-2063).

Les concertations qui ont duré trois jours avaient pour thème « l’Agenda 2063 » et ont vu la participation de plusieurs journalistes et communicateurs africains  dont le président du syndicat des éditeurs de presse mauritaniens, et directeur de publication de « Points Chauds Mag », le confrère Moulay Najim Ould Moulay Zeine.

Dans son intervention devant les participants, il a affirmé que la réussite de cette rencontre, ne peut que reposer sur un vrai partenariat entre l’Union africaine et les journalistes africains. C’est pour lui, le seul moyen de donner une idée positive du continent, loin de celle travestie qu’on lui attribue traditionnellement et qui est véhiculée par les médias occidentaux. Une image de l’Afrique qui tourne autour de  coups d’Etat, conflits, pauvreté et maladie.

Moulay Najim a  souligné que  si tous les plans de développement d’ajustement structurels, comme le Plan d’Action de Lagos, le Traité d’Abuja, le NEPAD, n’ont pas toujours été  aussi efficaces, cela  était  dû au fait qu’ils n’ont jamais été accompagnés d’une stratégie de communication et d’information. En conséquence,  nous avons une Afrique des échecs qui présente  une image comme celle citée par les médias occidentaux. Un  tel résultat s’expliquerait également par le fait que l’UA fait  face à un déficit en communication, indiquant que pour résoudre ce problème, il faut une ouverture de L’UA aux médias africains sans ségrégation,  afin  de donner aux journalistes africains l’occasion de prendre en charge leur presse et leurs discours ainsi  que de s’approprier la communication et l’information sur l’Afrique et les Africains.

Le président du syndicat des Éditeurs Mauritaniens a insisté sur création d’une commission ou d’un observatoire pour surveiller la liberté de la presse en Afrique et ce,  pour faire face aux difficultés que rencontrent les médias dans chaque pays.

Moulay Najim n’a pas manqué de souligner l’amélioration de la liberté de la presse dans certains pays d’Afrique au cours des dernières années, citant, dans ce cadre, le cas de la Mauritanie son pays, et déclarant que cette liberté n’aurait jamais pu se réaliser sans les sacrifices consentis par les journalistes.

C’est sans doute pour cela, poursuit-il, que le pouvoir en Mauritanie est convaincu aujourd’hui que la liberté de la presse est l’un des piliers de la démocratie et un moyen pacifique pour l’exercer.

Et notre confrère d’ajouter : « si le pouvoir mauritanien a mis fin à l’emprisonnement des journalistes dans le cadre du délit de presse et cherche à améliorer leurs conditions de travail, il reste beaucoup d’autres pays africains où ils vivent des conditions déplorables, tels l’emprisonnement, la censure et, parfois, l’assassinat dans l’impunité totale.

Ould Moulay Zeine a invité  l’UA à entamer un nouveau partenariat avec les journalistes africains bâti sur la transparence et l’appui aux capacités, tout comme il a aussi demandé aux médias et aux journalistes de jouer un rôle plus grand dans la prise de conscience des peuples et de rappeler à leurs gouvernants les 8 points objet de l’accord et les engagements par rapport à “l’agenda 2063″.

L’agenda 2063 est considéré comme un cadre stratégique continentale permettant de relever les défis de développement socio-économique, encourageant l’intégration régionale pour arriver à un continent africain uni où le citoyen jouit de tous ses droits et où le développement humain et les libertés de la presse ainsi que, l’élimination des fléaux comme le sida, seront une priorité.

La mise en œuvre de cet agenda suivra une approche de plusieurs volets durant les 50 années

Sur cette période, le confrère Moulay Najim a fait certaines remarques et questionnements tels : pourquoi cette stratégie a été conçue sur l’échelle de cinquante ans et pas moins ? Faisant remarquer que ces concepteurs peuvent ne pas avoir l’occasion d’en contrôler les points de réussite et d’échecs pour les corriger parce qu’elle s’inscrit dans le long terme et qu’ils n’auront probablement pas vécu longtemps pour pouvoir l’apprécier et apporter les correctifs nécessaires.

« On pouvait rendre la période plus courte, comme dans le cadre du programme du Millénaire conçu par le Programme des Nations Unies  pour le  développement (PNUD). Surtout que durant le suivi du programme du PNUD et dans le cadre des étapes d’évaluations, on a fini par réaliser que certains pays n’ont pas pu en profiter de manière efficiente, et de prendre des mécanismes qui finiront par permettre à ces Etats d’atteindre les  objectifs en rattrapant ceux qui les ont devancés dans ledit programme »,  a  commenté Moulay Najim.

En même temps, les participants ont décidé de créer un forum des journalistes de l’Agenda 2063, de faire en sorte que chaque membre du forum devienne le point focal dans son pays pour amener ses confrères à s’approprier l’agenda 2063

Il va aussi s’agir d’élaborer une plate-forme d’échanges d’informations sur l’agenda 2063 et mener en permanence la réflexion sur le rôle que peut jouer le journaliste africain dans la dissémination des informations sur l’Agenda 2063 et encourager la mise sur pied d’un observatoire pour la liberté de la presse au sein dudit concept.

Mettre à la disposition des journalistes du continent et en temps réels, tous les communiqués de presse et autres documents nécessaires à la vulgarisation des objectifs de l’Agenda 2063, travailler à la professionnalisation de la presse africaine sont autant de doléances présentés par les journalistes.

De même, il faut penser à décomplexer les dirigeants africains plus prompts à donner la primeur de leurs informations aux médias occidentaux aider à la mise en place d’organes de régulation des médias non inféodés aux politiques et surtout redynamiser l’Agence Panafricaine d’Informations (PANAPRESS) et créer un groupe de presse solide à l’image de la radio télévision sud-africaine.

A souligner que notre confrère Moulay Najim Ould Moulay Zeine, qui représentait la Mauritanie et seul présent du Maghreb arabe à ces assises, est en plus le  Président du Syndicat des Éditeurs de la Presse Mauritanienne  et PDG du groupe de presse qui édite plusieurs  publications  dont

le Magazine Panafricain Points Chauds au niveau de l’UMA et l’Afrique francophone et qui est un exemple réel d’intégration pour le continent.

Toute reprise partielle ou totale de cet article doit faire référence à www.rimweb.net

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