Agriculture : comment produire 1000.000 de tonnes de céréales et créer 60.000 emplois.

Cheikhany Ould Sidina -Cela doit commencer par une prise conscience de :
1- la gravité du danger qui nous menace (provoquée par la sécheresse et nos querelles politiciennes).
2- de notre potentiel hydro-agricole impressionnant non exploité : La sécheresse de cette année annonce la famine collective et la destruction massive du cheptel au Trarza comme à l’Est et au centre du pays.
La chute des prix des produits miniers ( fer, Or, Cuivre ..) et halieutiques en plus du bras de fer entre les partis politiques d’une part et la SNIM et ses ouvriers d’autre part, annoncent une recrudescence des conflits sociaux et une mise en chômage de prés 6000 travailleurs dans les deux villes minières du Nord et la recrudescence des conflits sociaux dans tout le territoire.
Suite à la sécheresse de 1970 qui a frappé les pays du Sahel, la Mauritanie s’était investie pour construire le barrage de Diama en 1985 et ses annexes la digue rive droite et ses 8 ouvrages vannés qui sont ( Gouére , Mousshaib, Ibrahiman, Azona, Goup, Aftout, Cheyal et Lemer) pour y maîtriser prés de 200m3/s qui peuvent irriguer sans pompage plus de 100.000 ha de terres agricoles fertiles dans le Bas Delta et l’Aftout .

Ce potentiel a été détourné depuis 1990.

Détourné au profit des oiseaux migrateurs par un mauvaise gouvernance du pays entachée de corruption, dénoncée par le Parlement, le Ministére de l’hydraulique, les populations et moi même (toutes les archives sont disponibles au besoin) en ma qualité de responsable du syndicat nationak de l’Agriculture (FAEM) et Bureau d’Etudes ( BEERAM).
La situation du pays étant , cette année particulièrement grave pour des causes largement exogènes et ne relevant de la responsabilité exclusive du système politique et que de toute façon le programme traditionnel EMEL ne peut atténuer.
Il me revient d’attirer l’attention de l’État de la possibilité de produire 1000.000 tonnes en céréales (riz, blé…) et autant aliments de bétail (paille et son) à un coût de production inférieur à la concurrence international de 70% . Cela en suivant l’itinéraire suivant :
1- Décider souverainement dans le prochain Conseil des Ministres de transformer le Parc de Diawling en Parc Mixte (agriculture+ Oiseaux) qi accapare illégalement 50.000 ha pour les oiseaux alord qu’en France son vis à vis n’offre aux oiseaux que 60 ha).
2- Ordonner l’asséchement des zones humides de N’Tialakh (à côté de N’diago), Tichilitt, Belara, Aoulig et Tekech Kouba (à côté de la plaine de M’Pourié) actuellement sous eaux par la fermeture immédiate des 8 vannes pour les aménager (3 mois après au prix d’une réquisition par l’Etat de tous les engins de travaux publics de l’Etat, génie militaire et du secteur privé au besoin), puis les doter de semences et les distribuer à 1000 investisseurs privés ou coopératives communautaires , à travers le pays à raison de prés de 100 ha par périmètre pour produire en 1ére année ( Deux campagnes) 1000.0000 de céréales dont 4/5 seront destinés à l’exportation pour rapporter une recette de plus de 100 milliards d’UM en devises et 1/5 de la production pour l’autosuffisance alimentaire du pays.
Ces résultats attendus amortiront les investissements engagés en première année et assureront un décollage économique dans la paix sociale et protecteur des aléas de la sécheresse et fluctuations des prix du secteur minier.

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