Ahmed Hamza, maire de Nouakchott (RFD) fidèle à ses idées

Hamza-CUNOpposant au long parcours, membre du Rassemblement des forces démocratiques (RFD), Ahmed Hamza sera vraisemblablement la première victime du boycott prônée par la coordination de l’opposition démocratique (COD) dont son parti, le RFD, est membre.

Certainement, la lucidité que tous les observateurs de la vie politique mauritanienne lui reconnaissent empêchera Hamza de s’aligner sur un appel lancé par des personnes avec qui il a peu de liens idéologiques.

Voici ce qu’il disait à propos du président Aziz dans un entretien à «Synergies » : «En effet et en dépit des réalisations non négligeables qu’on lui reconnaît, et malgré le fait que le mot dictateur que vous lui attribuez soit un peu trop fort, il faut reconnaitre quand même que la liberté de la presse indépendante est une réalité visible…

…et que les revendications quotidiennes des citoyens dénotent d’un désir de liberté, ce qu’on ne connait pas dans les dictatures. Mais je conçois avec vous que le Président dirige le pays sans partage. Il est le seul maître à bord ».

Et d’analyser, toujours dans la même interview, la position de la COD : «Je reproche aussi à l’Opposition sa position radicale allant jusqu’à réclamer le départ de Aziz et son manque de réceptivité. Ce qui n’arrange pas les choses. S’agissant des prochaines élections parlementaires et municipales, laissez-moi vous dire, d’emblée, que le Parlement et les conseils municipaux issus des dernières élections ont dépassé largement leur mandat légal.

Devant ce constat regrettable, je pense sincèrement qu’il faille prendre toutes les précautions nécessaires pour garantir la crédibilité et la transparence des futurs scrutins, même si cela imposait leur report de quelques mois supplémentaires par rapport à la date fixée par la CENI et, pourquoi pas, en profiter pour organiser en même temps et les présidentielles et les législatives. Cela coûtera moins cher pour un pays pauvre. Car il s’agit de délai très rapproché ne pouvant pas faciliter le consensus politique indispensable dans ce domaine.

Rien de grave dans un tel report si c’était pour mieux faire et si l’on sait que l’on a déjà patienté près de deux ans pour aller à des élections crédibles, transparentes et susceptibles d’être acceptées par tous les concurrents. »

Avec un bilan plus qu’honorable à la Communauté urbaine de Nouakchott (solde créditeur de 3,5 milliards d’ouguiyas), le maire qui s’est attaqué aussi à la question des ordures en déléguant ce service, pouvait se dire automatiquement réélu si son maintien devait se faire par suffrage direct.

Voici ce qu’il en pense : «Pour ce qui est de l’éventualité pour moi de briguer un second mandat à la tête de la CUN, ma candidature n’est pas évidente dans les conditions actuelles. En effet, le statut actuel de la ville de Nouakchott avec 9 communes autonomes est un réel frein à sa bonne gouvernance. Nouakchott avec une mairie centrale est plus appropriée. Aussi, faut-il renforcer la décentralisation, en élargissant le pouvoir et les prérogatives des élus. Gérer une ville tentaculaire comme Nouakchott, dans ces conditions, n’est pas chose aisée. J’aurai donc préféré un mandat parlementaire ».

Source : Mauritanies1

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