Ahmed Mahmoud Khairatt : Droit de réponse

Droit de reponseA Monsieur le Rédacteur en chef de Cridem

Je viens par la présente faire valoir mon droit de réponse suite à l’article diffusé par vos soins et intitulé : « Ahmed Mahmoud OuldKhairatt : accusé d’escroquerie » paru le 28/05/2015. Il n’est pas besoin de rappeler la gravité et les conséquences que de telles allégations peuvent causer à la vie privée et professionnelle des tiers.

Tel que présenté, ce titre affirme sans l’ombre d’une équivoque la thèse adoptée et cautionnée par la rédaction de Cridem en reprenant un article paru sur un autre site notoirement connu (actualités-mauritanie) et qui affirme que ma personne n’est ni plus ni moins qu’une espèce d’escroc plumant à merci et sans scrupule les pauvres marins sans défense.

Vous conviendrez bien avec moi que les ABC de la déontologie du métier, astreignent tout journaliste qui se respecte à mettre en valeur les différents points de vue en présence pour laisser ensuite au lecteur le soin de se faire lui-même une opinion.

Et là, j’assure les lecteurs de Cridem que, à aucun moment, je n’ai été sollicité par l’auteur de l’article rediffusé par Cridem, ni directement ni indirectement pour me demander de présenter ma version des faits. Cridem aurait pu aussi s’en rendre compte à l’article dont les desseins quoique peu avouables sautaient aux yeux.

Pourtant l’auteur semble connaitre parfaitement où se trouvent nos bureaux car c’est écrit noir sur blanc dans le brûlis diffusé. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? L’auteur avait très certainement déjà ses idées arrêtées.

Mais Revenons-en à l’unique point de vue avancé : l’auteur (anonyme) parle d’un groupe de « 30 employés qui réclament des indemnités » qui n’auraient pas été payées.

L’argumentaire de l’auteur est bien maigre. Et puisqu’il se pose en « défenseur des démunis » pourquoi ne s’arme-t-il pas en courage et en preuves pour étayer ses assertions ? Les portes de mon bureau restent ouvertes (à vous et à K (cas ?) Harouna). Je m’engage par la même occasion devant les lecteurs à payer ces droits si droits il y a.

Ce dont je doute fort. Tout ce que qui a été déversé dans cet article n’est que pure affabulation, fruit d’une imagination fertilisée par la haine et la rancune. Et pour rétablir la Vérité, Sachez Messieurs avant de diffuser des pamphlets sordides, qu’il n’y a jamais eu de revendication de quelque ordre que ce soit et encore moins de sit-in devant nos bureaux.

D’ailleurs, en 2012, lors du changement de la règlementation de pêche qui a entrainé la sortie de la flotte pélagique étrangère, l’Etat Mauritanien a veillé à ce qu’aucun navire ne puisse sortir à l’étranger sans avoir liquidé l’ensemble des droits des marins mauritaniens.

Pour ce faire, une Commission, co-présidée par l’actuel Wali de Nouadhibou Mr Mohamed Vall Ould Ahmed Youra et l’ex-conseiller du Premier Ministre et actuel Ministre de l’Urbanisme Mr Sidi Ould Zeine, fut chargée de cette tâche.

N’est –il pas légitime de se demander, pourquoi recourir aujourd’hui à la manipulation de la presse? A quelle fin ? N’avons-nous pas une administration, des juges, des gendarmes, des imams…les syndicats ne savent –ils pas « d’où se mange l’omoplate » comme on dit chez nous ?…

A moins que vous ne voulez insinuer que notre République ne se soit retrouvée, du jour au lendemain, à la merci d’une camorra à la mauritanienne … Alors, quelle explication donner à cet acharnement ? Je ne vais pas jusqu’à penser aux considérations matérielles, mais il faut avouer que c’est tout comme …

Vous me rétorqueriez que c’est la rubrique « Libre Expression » qui n’engage que ses auteurs comme c’est écrit en bas de page (pour que ça passe inaperçu !). Je vous accorderais volontiers une dose de bonne volonté, mais à la condition que l’origine de ces articles soit connue et non signés par des prête-noms pour accomplir une sale besogne.

En agissant de la sorte –reprenant des articles démagogiques- le site Cridem met dans la balance sa crédibilité et participe, sciemment ou non, à perpétuer la délation malgré le climat de liberté d’expression qui règne dans notre pays. Pour moi, le problème se trouve ailleurs.

Il ne s’agit pas de velléités d’informer, de venir au secours de pauvres gens abusés, ni de différends entre une société et ses employés, mais tout simplement d’une volonté manifeste de nuire à ma personne, à ma réputation et à mon entourage.

Cette campagne de dénigrement, enclenchée depuis 2007, procède d’une certaine philosophie qui consiste à ternir l’image de toute personne qui réussit honnêtement. Je sais qu’elle vise également d’autre personnes à travers moi.

Des dizaines d’articles ont été repris par Cridem me traitant de tous les maux : trafic de drogue, de clandestins pour l’Europe, d’abus de pouvoir sur marins et autres dockers ( cf cridem du 23/03/09, du 13/09/09 du 06/05/10 la liste est longue…). Jamais je ne lui ai accordé la moindre importance mais aujourd’hui j’avoue que ça commence à m’agacer car je me passerais volontiers de cette sournoise publicité qui m’est dispensée sur la toile électronique, même si le sérieux du site en question source de ces articles incendiaires reste à démontrer.

C’est pour cette raison que je demande vivement à la rédaction de Cridem de faire un démenti en publiant ce droit de réponse et de veiller, à l’avenir, de ne servir de tribune qu’aux publications dont les auteurs sont clairement identifiés. En l’absence de toute coopération de votre part, je me trouverais dans l’obligation de défendre, par tous les moyens légaux, ma réputation.

Quant aux malades mentaux qui sont à l’origine de cette campagne maléfique, ils me sont connus comme les doigts de la main, mais pour rien au monde je ne me priverai de la joie que me procure le spectacle de leur lâcheté qui les tient enfermés dans leur anonymat. L’enfer intérieur, qui les ronge, finira bien par avoir raison d’eux. Salam.

Ahmed Mahmoud Ould Khairatt

PS : le commentaire de Mohaben : vous dites « Dieu rendra Justice… » Oh que si !!!y compris contre vous car vous oubliez qu’Il dit plus loin « inna baadha eddhanni ithmoun»

Nouadhibou 01/06/2015

ARTICLE OBJET DE CETTE REPONSE:publié le 28/5/2015 par cridem

Pas moins de 30 employés réclament des indemnités à la Société de pêches Atlantic Pelagic. Ils accusent le directeur général, Ahmed Mahmoud Ould Khairatt, d’escroquerie et d’abus de confiance. Les employés, licenciés par la Société Atlantic Pelagic sise au boulevard Maritime à Nouadhibou, ont observé le Mercredi 27 Mai un sit-in devant l’entrée principale de la dite société.

Leurs revendications, le versement de l’intégralité de leurs droits. « Nous réclamons le paiement intégral de nos indemnités », déclare un employé de l’administration, l’un des manifestants. Pas moins de 30 employés ont perdu leur travail. Certains parmi eux ont travaillé pendant 5, 10 et même 12 ans au sein de la société. Ils s’estiment lésés dans leurs droits fondamentaux et accusent le représentant légal de la société, Ahmed Mahmoud ould Khairatt.

Devant le siège de la dite société, ils ont brandi des banderoles sur lesquelles on peut lire « Les employés d’Atlantic Pelagic sont victimes d’escroquerie et d’abus de confiance. ». Ces derniers sont toutefois déterminés à poursuivre leur combat pour faire valoir leurs droits.

L’affaire remonte à 2012 quand les employés de la Société Atlantic Pelagic ayant passé de longues années au service de la société, ont demandé la régularisation de leur situation. Des négociations ont été entreprises dans ce sens. Une première réunion a été tenue le 22 juillet 2012 au siège d’Atlantic Pelagic entre le représentant de la direction de la société et les membres du bureau du syndicat.

Ils ont conclu que le licenciement ne saurait se faire hors d’un cadre consensuel et que les indemnités octroyées ne peuvent être inférieures à ce que garantit le code du travail.

Les négociations se sont poursuivies. Une deuxième réunion a eu lieu le 10 août 2012 au siège toujours d’Atlantic Pelagic Pour tous les employés travaillant au sein de la société, la direction s’engage à régulariser leur situation ‘’ apprend-on dans le rapport consensuel. « Le directeur nous a floués. Il nous a promis de régulariser notre situation. Mais, il n’en sort rien de concret », se plaint le représentant des employés licenciés.

Devant les protestations des employés, qui ont mené plusieurs sit-in, la direction leur a proposé un programme de départ volontaire. « Le directeur nous a affirmé que la société croulait sous le sureffectif et qu’il fallait par conséquent procéder à des licenciements.

C’est pourquoi, il nous a suggéré le départ volontaire comme solution unique. Il nous a assurés que nous serons indemnisés selon les règles du code du travail », souligne un employé. Et d’ajouter : « Il a été conclu que chaque employé devrait recevoir six salaires pour chaque année passée au sein de la société. Les indemnités ont été réparties en deux phases : une première avance en 2012. Une deuxième en début 2013.

Seulement voilà, les 30 employés d’Atlantic Pelagic n’ont toujours pas reçu leurs indemnités et ce depuis juillet 2012, ils n’ont rien touché, alors que leur préavis de licenciement est toujours en cours. « On n’a ni salaire, ni indemnité de chômage. Ça commence à être très dur. Il y a le loyer, les quotidiens et les autres charges imprévisibles ‘soins médicaux..’. Alors, on a plus qu’à boire de l’eau du robinet » s’énerve un responsable de la société.

K.Harouna
Officier de la Marine Marchande
Nouadhibou Mauritanie

 

Toute reprise partielle ou totale de cet article doit faire référence à www.rimweb.net

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