ALERTE – L’Equateur a décidé d’accorder l’asile politique à Julian Assange (WikiLeaks)

12:51 – Quito (Equateur) – L’Equateur a décidé d’accorder l’asile politique au fondateur de WikiLeaks Julian Assange, réfugié depuis deux mois dans son ambassade à Londres, a annoncé jeudi le ministre équatorien des Affaires étrangères Ricardo Patiño.

Quito a décidé d’accorder l’asile diplomatique au citoyen Julian Assange, a annoncé le ministre lors d’un point de presse donné à son ministère.

————————————–

Assange : la police britannique monte la garde devant l’ambassade d’Equateur

12:01 – Londres (Royaume-Uni) – Plusieurs dizaines de manifestants et de journalistes, encadrés par des policiers, étaient massés jeudi midi devant l’ambassade d’Equateur Julian Assange, réfugié depuis deux mois, attend la décision de Quito sur sa demande d’asile politique.

La présence policière devant l’ambassade a été renforcée, mais restait relativement discrète avec une vingtaine de policiers. La rue n’a pas été bouclée, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Au fil de la matinée, le nombre de manifestants et de cameramen a nettement grossi. Trois manifestants ont été arrêtés par la police.

Certains partisans de Julian Assange ont passé la nuit devant l’ambassade, alertés par la conférence de presse du ministre des Affaires étrangères équatorien à Quito mercredi soir faisant état d’une menace britannique d’envahir les lieux.

Tammy Samede, une militante du réseau Occupy London, a campé sur place toute la nuit et espère 450 manifestants dans la journée.

Elle interpelle un policier : Vos enfants et vos petits-enfants devraient lui être reconnaissants. Je comprends, répond, placide, ce dernier.

Ella, manifestante de 18 ans, souligne que ce qu’a fait Assange est important et qu’on doit montrer sa solidarité. Mark, 19 ans, se dit prêt à se battre, car la vie d’un homme est en jeu.

Les manifestants campent sur le trottoir opposé à l’ambassade, en écoutant de la musique. Des posters pro-Assange sont accrochés à des barrières métalliques, la plupart depuis plusieurs semaines.

Angela Calle
, 47, ans, une équatorienne installée à Londres depuis 22 ans, est venue avec sa fille Liliana, 24 ans, brandissant un drapeau équatorien. Nous soutenons notre président et Julian, a indiqué Angela à l’AFP. Les menaces britanniques (d’investir l’ambassade) sont une violation des droits de l’Homme, ajoute-t-elle.

Le Foreign Office a rendu publique jeudi une note rédigée après la rencontre de son chargé d’affaires à Quito avec des responsables équatoriens. La note confirme que Londres a averti Quito qu’une loi de 1987 l’autorise à lever le statut diplomatique de l’ambassade pour agir et arrêter M. Assange dans l’enceinte diplomatique.

Nous devons être absolument clairs sur le fait que si nous recevions une demande de sauf-conduit pour M. Assange, après qu’il ait obtenu l’asile politique (de l’Equateur), ceci serait refusé, conformément à nos obligations légales, ajoute cette note confidentielle, dont le gouvernement équatorien a déjà fait état mercredi soir.

La justice britannique s’est prononcée en faveur de l’extradition de Julian Assange vers la Suède, où il doit répondre de viol et d’agression sexuelle sur deux Suédoises.

L’Equateur annoncera jeudi à 12H00 GMT sa décision, a déclaré mercredi le ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patino.

L’ambassade d’Equateur, un bâtiment élégant en briques rouges, est située dans le quartier chic de Knightsbridge, au dos du grand magasin Harrods.

AFP via Romandie News (Suisse)


Publicité

Mauritel

Speak Your Mind