Algérie: grogne sociale et politique à l’approche des élections

Manifestation_AlgiersUne nouvelle manifestation a été organisée, ce lundi 24 février, à Alger où la grogne sociale ne faiblit pas. Après les syndicats dimanche, c’était au tour des travailleurs qui bénéficient d’une mesure d’emploi jeune de descendre dans la rue. Les manifestants ont dénoncé une fois de plus la précarité de leur situation.

Liberté et justice sociale, c’est ce qu’ont réclamé lundi pour la énième fois les manifestants devant la Maison de la presse. Ces jeunes diplômés ont bénéficié d’un dispositif anti-chômage appelé le pré-emploi : une embauche en contrat à durée déterminé, en échange de mesures fiscales avantageuses pour leur patron.

Mais aujourd’hui, certains contrats arrivent à terme et les jeunes craignent de revenir à la case départ comme pour cet employé de mairie, venu de Sétif pour manifester : « On revendique juste pour nos droits, un droit constitutionnel, c’est le travail. On revendique des postes d’emplois titulaires, officiels. On n’a pas besoin de bricolage ».

Du « bricolage », dénonce ce manifestant qui comme les autres se dit exploité et sous-payé. Tous demandent la titularisation de leur poste et un minimum de considération de la part des autorités : « Ce que nous voulons c’est que les autorités nous entendent. Nous ne nous tairons pas », ont-ils hurlé au nez des policiers qui les avaient empêchés la veille de manifester devant l’Assemblée nationale.


Mécontentement politique

Sur le plan politique, trois partis, le RCD, Ennahda et le MSP appellent au boycott de la prochaine présidentielle du 17 avril. Ces partis politiques sont très réservés sur cette présidentielle qui selon eux est organisée dans un contexte de corruption et de manque de transparence sur le fichier électoral et sur l’organisation du scrutin. Ils dénoncent une mascarade.

Par Rfi

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