Aminetou Mint El Moctar n’arrive pas à porter plainte contre Yedhih Ould Dahi !?

AminetouafcfMenacée de mort par le chef de la secte religieuse dénommée « Ahbab Errassoul«  (les amis du prophète). Yedhih Ould Dahi, Mme Aminetou Mint Moctar tente vaille que vaille de porter plainte devant le procureur. Pendant ce temps, les Ong de défense des droits humains continuent leur concertation pour envisager une contre-attaque contre ce qu’elles considèrent comme un acte de trop. Mieux, son association, l’Afcf, compte organiser ce lundi 9 juin, une marche jusqu’au palais pour protester.

Depuis vendredi dernier, Aminetou Mint El Moctar a saisi la police dans le but de porter plainte contre le chef de la secte « Ahbab Errassoul ». La police lui a recommandé d’aller dès aujourd’hui (dimanche 08 juin ndlr) rencontrer le Procureur. Ce qu’elle a fait par téléphone et ce dernier lui a demandé de retourner au commissariat. Arrivée au commissariat, le commissaire est absent. Lasse de ce va-et-vient, la présidente de l’Association des Femmes Chef de Famille ne sait plus à quel Saint se vouer. Contactée par nos soins, elle a indiqué : « devant cet état de fait, je compte moi-même organiser ma défense personnelle». Une option qui montre que l’Etat est en train de démissionner face à sa mission régalienne.

Pour les Ong de défense des droits humains regroupés au sein du Fonadh, «c’est inadmissible » qu’un citoyen ordinaire se permette d’appeler au meurtre d’une autre citoyenne pour la simple raison que cette dernière a émis son opinion sur un cas de droit de l’homme qui se pose en Mauritanie. Pour El Hadj Amadou Mbow, Secrétaire Général de l’Association mauritanienne des droits de l’homme (AMDH), «c’est un cas très grave où des citoyens appellent au meurtre alors qu’il y a  un Etat de droit. Ce n’est point le ressort d’un citoyen lambda de décider du sort d’un autre » soutient-il déplorant la situation dans laquelle sa camarade se trouve aujourd’hui. Faut-il rappeler que c’est la troisième fois qu’un appel au meurtre est lancé contre des citoyens. D’abord contre Birame Ould Dah Abied, président de l’IRA qui a brûlé des livres du rite mélékite, ensuite contre le jeune Mohamed Cheikh Mkheitir (aujourd’hui dans les liens de la détention) et maintenant contre Aminetou Mint El Moctar, présidente de l’Afcf. Le Secrétaire Général de l’Amdh, invite donc l’Etat à prendre toutes les mesures idoines afin de garantir la sécurité et la quiétude des citoyens. L’Etat fuit-il ses responsabilités face à la menace d’une citoyenne qui se trouve dans une situation de danger de mort ? C’est là toute la question. En tous les cas, la présidente de l’AFCF menacée, compte organiser sa défense sans toutefois préciser comment. Aux dernières nouvelles, son Association, l’Afcf, organise ce lundi matin 09 juin une marche de protestation devant les grilles du palais présidentielle.

Badiana

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