Amnesty International et le syndrome de Stockholm

Néma Omar

J’ai feuilleté le rapport produit par Amnesty International sur la Mauritanie avec l’appréhension, dès les premières lignes, qu’il renferme autant de « tares » qui le rende peu fiable. La même démarche suivie par ceux qui avaient « préparé » les rapports précédents qui trouvaient échos au moment de périodes d’exception, avec torture dans les prisons et les commissariats de police ainsi que de mystérieuses disparitions.

Le rapport  a parlé de la disparition des salafistes, des vexations rencontrées par IRA et des peines capitales prononcées contre des meurtriers, allusion on ne peut plus claire aux troubles que connait le secteur de la justice dont ses membres souffrent d’une pagaille ambiante sans doute liée au syndrome de Stockholm.

Amnesty international, dans sa nouvelle « sortie », a ignoré tout ce qui a été fait dans le domaine de la liberté de la presse, avec le rejet de la loi d’emprisonnement des journalistes, celle de constituer des organisations et associations. De sorte qu’aucun journaliste n’est aujourd’hui poursuivi pour atteinte à la personne du président de la République alors que sous d’autres cieux, c’est encore monnaie courante !

Retour à un rapport qui ignore une liberté perdu à Guantanamo et la cherche dans le désert mauritanien, malgré que la situation en Mauritanie a été « arrangé » juridiquement, et alors que les USA refusent aux détenus de l’île cubaine le statut de « prisonniers ». Ils sont seulement des « combattants ennemis ». Il parait évident que l’organisation ne voit que la partie vide du verre.

Je ne m’étonne pas de la prose utilisée par les auteurs d’un rapport qui ont été empêchés d’entrer dans les pays voisins de la Mauritanie alors que cette dernière leur a ouvert ses portes pour rencontrer qui ils veulent. Nous n’avons plus rien à cacher et les allégations de ces organisations n’effarent plus les Mauritaniens. Le temps de la conspiration et du commerce avec la dignité humaine est fini. La liberté d’expression et de mouvement est garantie constitutionnellement. Les années de plomb sont finies et avec elles, le dossier du passif humanitaire a été refermé. Pas de prisonniers politiques. Ça  aussi, c’est une vérité que n’ignorent que ceux qui veulent jouer de perfidie.

Mohamed Néma Omar

Source : Elhourriya

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