Après avoir remis son froc à Ould Mkheitir, Maître Bouhoubény remet sa robe à Aziz…

clownFaut-il en rire ou en pleurer ? Voilà un avocat qui, lorsqu’il était bâtonnier de l’ordre, a fui ses responsabilités devant l’affaire Ould Mkheitir, en digne chef de file de ses confrères qui ont fui avec lui, voilà qu’il vient faire le beau en ôtant sa robe devant Aziz pour jouer au héros… Tu parles !
Après l’affaire Ould Mkheitir il n’y a plus d’avocat en Mauritanie face aux choses sérieuses. Le reste est une tirade pour avoir plus de soupe. 

Maître Bouhoubény plus faiblard que jamais n’a pas osé écrire « quelle audace » alors il écrit au chef de l’état « quel courage ».

Quelle audace maître d’essayer de  parler comme un avocat alors que Ould Mkheitir croupit en prison sans que ni vous ni aucun de vos confrères n’ait eu le courage d’aller de défendre jusqu’au bout. Le plus courageux fut maître Icheddou qui a fini par renoncer car on s’attaquait impunément à sa famille pendant que le pouvoir laissait faire.

Avec des avocats pareils, quelle audace de critiquer le courage de quelqu’un ou d’oser parler du sens des responsabilités à défaut de parler de l’honneur de la profession.

Toujours accuser les militaires de tout quand soi-même on ne représente rien ni de sérieux ni de courageux, juste la langue à la place du fusil sauf qu’on tire à blanc !

Aziz enferme et libère qui il veut ! Comme ses prédécesseurs et celui qui le remplacera car ce n’est pas la faute à Aziz mais du système peinard qui gouverne la Mauritanie, un système culturellement très adapté. Pourquoi toute la chaîne de commandement obéit ? Pourquoi ces fameux héros cachés ne démissionnent-ils pas ? 

Ce qui nous perd c’est que nous passons notre temps à attaquer le chef de l’état quel qu’il soit comme s’il était seul responsable. C’est une administration, c’est un régime, c’est une culture qui est la nôtre. 

On ne le redira jamais assez : il fut un temps où, à quelques vocations près comme autant d’exceptions, on n’envoyait à l’armée que ceux qui n’étaient pas capables de faire autre chose. Il fut un temps où, il est vrai, l’élite civile représentait quelque chose de plus honorable, de plus fin, de plus éduqué, de plus cultivé que le militaire mauritanien surtout plus ou moins lambda qui finit ensuite par prendre le pouvoir.

Depuis 1978 à nos jours, les militaires, après le pire, ont commencé à se civiliser, devenir plus fins dans l’art de gouverner même sans partage ou si peu, plus fins dans l’art, encore grossier, de jouer avec les ficelles et les artifices de la démocratie dans sa version misérable ; pendant ce temps, les civils, à force de compromis et de compromissions, ont fini par perdre ce qui en faisait des hommes d’Etat capables de redresser la barre car pour cela, encore faut-il pouvoir quitter la cale à esclaves où tout le monde rame pour essayer d’atteindre le pont et prendre le contrôle du navire.

Nous sommes bien loin de cette révolte du bas vers le haut, des cales vers la barre, nous sommes au stade des délires d’esclaves qui ont le droit de parler mais pas d’agir or chez nous, le pouvoir, comme le respect, ne se négocie pas, il s’impose.

Malgré son passif Mkheitirien, la fanfaronnade  de cet ancien bâtonnier est le meilleur miroir de cette déchéance qui n’est plus qu’imposture.

Source: VLANE

 

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