Après la pluie , le centre-ville de Nouakchott est sous les eaux (Reportage photos)

pluie 1 RIMWEB-La ville de  Nouakchott a connu, hier, mercredi, presque sa première pluie de l’hivernage. L’eau en mélange aux ordures et immondices a envahi de nombreuses habitations et coupé certaines routes, causant ainsi de monstrueux désagréments aux chauffeurs et usagers dont certains ont été obligés de marcher dans l’eau sale.

Sous une faible et fine pluie d’une quantité de 23 mm, les véhicules disposés en file indienne sont obligés de ralentir en raison de la quantité d’eau qui stagne sur le bitume au niveau des carrefours de la polyclinique, BMD, pâtisserie prince, bana bleu, société générale de la Mauritanie. Ici, au carrefour du stade olympique, nous sommes à 250 mm du carrefour de la télé Mauritania sise à l’intersection de la route  des ministères affaires étrangères et économiques et celle du palais des congrès. Les véhicules ne peuvent plus bouger et les passagers occupent les trottoirs.

A bout de patience, certains chauffeurs cherchent des raccourcis en bifurquant sur les axes secondaires, malheureusement bloqués, pour la plupart, par des camions citernes de l’ONAS et de l’ENER, sous prétexte que le passage des véhicules peut compliquer le travail auquel ils s’attèlent pour réduire les dommages que les eaux de pluie stagnantes sur les routes goudronnées sont en train de provoquer. Troublés, les conducteurs sont forcés de contourner certaines voies. PLUIE 2 De l’autre côté, juste à hauteur du carrefour de la pâtisserie princes, les passants sont obligés de patauger dans l’eau pour pouvoir traverser. « Ou bien on barbote ou on rebrousse chemin », lance Aminetou à son frère qui l’accompagne. Tous les deux suivent le trajet des passants qui font l’itinéraire en s’humectant les pieds. Une foule massée à l’arrêt du carrefour BMD attend un incertain véhicule en partance pour Ksar, Teyarret, Mechrou ou Ain Talh. La route entrecoupée par l’eau prouve le refus de certains taximans d’emprunter l’axe Capital-Carrefour Ould Mah-Ksar-Teyarret, périlleux à la moindre goutte d’eau tombée dans cette partie de Nouakchott, où, les routes finissent dans des creux.

Les conducteurs de bus Aziz ont préféré garer et cela a provoqué le calvaire des populations qui ont passé des heures debout le long des routes inondées. « C’est bon pour faire un peu de sport », lance une jeune marchande à 18 heures, qui a eu des difficultés pour trouver un taxi ou un rapide allant à Dar El Barka. PLUIE 3 L’autre bout de Nouakchott, à l’arrêt des bus, les rues sont sous les eaux. Les habitants comme à l’accoutumée s’emploient à dégager l’eau de leurs maisons et de leurs boutiques. A l’aide de récipients et autres moyens de fortune, un groupe de personnes s’échinent à dégager l’eau de leur maison en la versant dans la rue déjà inondée jusqu’au marché d’El Mina. « Avec l’absence de systèmes d’évacuation des eaux usées, il faut s’attendre toujours à des inondations », lance un quinquagénaire les pieds dans l’eau. Il est dix-neuf heures, plusieurs dizaines de personnes se sont vues obligés de retrousser leur pantalon ou pagne et de patauger. «Nous n’avons plus le choix », explique une dame la quarantaine révolue.

Alors quand est-ce que cette situation pourrait être un souvenir pour les mauritaniens ? Le nouveau ministre de l’hydraulique et de l’assainissement pourra certainement vous donner la réponse.

Nourddine Sidi de retour des rues de Nouakchott

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