Arabie saoudite: le cheikh al-Nimr exécuté parmi près de 50 personnes

cheikh al-NimrLe royaume sunnite d’Arabie saoudite vient de décapiter 47 personnes condamnées pour terrorisme. Parmi elles, un dignitaire religieux chiite, Nimr Baqr al-Nimr. Ce chiffre est considérable, mais ces exécutions ne constituent pas véritablement une surprise.

Il y a plusieurs semaines, un journal proche du ministère saoudien de l’Intérieur avait annoncé l’exécution imminente d’une cinquantaine de terroristes. Cette annonce, qui était quasiment passée inaperçue, n’avait pas été suivie immédiatement d’effet comme on aurait pu s’y attendre. Elle s’inscrivait dans la campagne officiellement menée par le royaume contre al-Qaïda et le groupe Etat islamique, juste avant l’annonce, il y a quinze jours, d’unecoalition de 34 pays sunnites contre le terrorisme. Beaucoup craignaient que le régime saoudien profite de ces exécutions pour éliminer des opposants chiites n’ayant rien à voir avec le jihadisme. Et c’est effectivement ce qui s’est produit avec la décapitation du cheikh Nimr Baqr al-Nimr.

Le risque d’une vive réaction dans l’est du royaume saoudien

En octobre 2014, ce religieux chiite non violent avait été condamné par un tribunal saoudien à la décapitation, suivie de crucifixion, pour sédition. Quelque mois plus tard, son neveu Ali Mohammed al-Nimr, âgé de 17 ans seulement au moment des faits qui lui sont reprochés (participation à une manifestation), écopait de la même peine. Compte tenu de la trèsgrande popularité du cheikh Nimr al-Nimr chez les chiites saoudiens, qui représentent 10 % de la population du royaume, il faut s’attendre à de très vives réactions, notamment dans la province orientale. L’Iran avait mis en garde contre les conséquences d’une exécution de Nimr al-Nimr. Reste également à voir ce que seront les réactions des alliés occidentaux de l’Arabie saoudite, à commencer par la France et les Etats-Unis.

Source: RFI

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