Arafat : La SOMELEC pratique-t-elle des délestages inéquitables ?

C’est la question qui taraude les populations de ce gros bourg de la capitale. En effet, aux yeux de certains habitants de ce quartier, Arafat semble être le parent pauvre de la capitale en matière d’approvisionnement en courant électrique qui s’ajoute à l’absence d’infrastructures de développement à la base ou d’unités industrielles.

SOMELEC

Et pour cause, depuis quelques jours, les coupures de courant sont (re)devenues quotidiennes. Chaque matin que Dieu fait, le quartier est délesté durant des heures de la journée. Dans une seule journée, ce quartier peut enregistrer plusieurs coupures, ce qui ne manque évidement pas de peser sur les équipements des ménages.

Tenez, « ce lundi, 30 juillet, le courant a été coupé de 9 h à 15 heures », nous renseigne le propriétaire d’une épicerie, exerçant non loin du poteau VI. Suite aux nombreux délestages de l’été 2010, on se le rappelle, les tenanciers d’épiceries, de fours électriques, d’ateliers de menuiserie de soudures et de machines à coudre se sont vus contraints de se doter de petits groupes électrogènes pour parer au plus pressé.

Pour de nombreuses familles par contre, imaginez les conséquences de ces coupures intempestives sur leur petit budget. Comme on le sait, avec le Ramadan, nombre de familles stockent, pour plusieurs semaines voire pour tout le mois leurs provisions en produits frais dans les réfrigérateurs et congélateurs.

On se rappelle, toujours en 2010, beaucoup de familles avaient vu pourrir leurs provisions chèrement acquises à cause des coupures répétées du courant. D’autres ont été obligés de les garder dans les quartiers moins affectés par les délestages. A l’époque, un bac de glace a été vendue jusqu’à 200 UM à la station de la Polyclinique.

C’est au moment où la canicule atteint le plafond que la SOMELEC a choisi de « délester » Arafat alors même que la société annonçait, il y a quelques mois, qu’elle n’avait plus de problème de production. Dès lors, qu’on nous dise où se situe le problème. S’agirait-il de problèmes techniques, sinon qu’on arrête de priver les populations de ce quartier de ce service public ?

Pourquoi, pour partager les désagréments, la société n’organise-telle pas des délestages tournants ? Car en se renseignant, on apprend que les autres quartiers de la capitale ne seraient pas affectés par ces délestages.

Source:LECALAME

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