Arrestation d’un gang de 5 multirécidivistes

faits_diversDidi, Chef de la P.J du Commissariat Spécial de la Police Judiciaire (CSPJ) et ses hommes viennent de démanteler un dangereux gang de voleurs. Yeslim Mahmoud dit «Jamous», Mahfoud Moustapha,Fadel El Kounty, Sidi Abdallah et Sidi Ahmed Dedar forment une bande à cinq qui aurait déjà à leur actif plusieurs casses spectaculaires.
Leur technique consisterait à se planter devant les banques pour suivre les porteurs de grosses mallettes ou de serviettes imposantes. S’ils ne réussissent pas à délester leurs victimes de leurs magots dans une ruelle ou sur une avenue déserte, ils la suivent pour repérer chez lui. La nuit, ils font une descente musclée et s’emparent du trésor.
Ils sont accusés d’avoir par cette méthode dévalisée une boutique à Maghta-Lahjar, emportant 7 Millions d’UM. A Nouakchott, plusieurs casses d’épiceries, de maisons privées, de commerces leur sont imputées, notamment la disparition de la bagatelle de 12 Millions d’UM.
Les plaintes se multipliaient avec une cadence régulière sur le bureau du Commissaire du CSPJ qui mit sur l’affaire ses limiers dont le fameux Didi, Chef de PJ. Lors de leurs investigations sur les lieux où ont eu lieu toutes ces opérations et après avoir écouté la version des victimes, les descriptions données, Didi savait déjà où orienter ses démarches.
Cette bande, il la connaissait bien et elle venait de sortir de prison sous peu. Ses enquêtes lui permettront ainsi d’arrêter deux des éléments de la bande près de laCité Las Palmas et les autres aux alentours du Palais des Congrès de l’Empire Islamique des Sables. Ils ont été formellement identifiés par les plaignants.
Confondus ils passèrent aux aveux mais refusèrent de donner la moindre indication sur cette masse d’argent volée. Ils déclarèrent l’avoir dépensé, thèse que la police aussi bien que le juge du 6ème cabinet ne crurent.
En les envoyant en prison, ce dernier les mit en garde. Tant qu’ils ne diront pas où ils ont caché les sommes volées ou une partie, ils ne sortiront jamais de prison et aucune demande de liberté provisoire en leur faveur ne sera accordée. Personne parmi leurs proches n’était présent durant leur garde-à-vue comme durant leur déferrement en prison. Pour certains cadres judiciaires du Parquet, leurs proches se sont lassés d’eux.

Source : Abou Cissé

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