Arrestation d’un journaliste vue des USA


Pour souhaiter la bienvenue à la radio Voix de l’Amérique (VOA) au Mali, l’ambassadeur US au Mali, Mary Beth Leonard, a organisé, le jeudi 7 mars 2013, une réception à sa résidence. Lors de cette rencontre, Mary Beth Leonard s’est indignée de l’arrestation du directeur de publication du quotidien « le Républicain », Boukary Daou. Elle affirme que c’est avec tristesse qu’elle a appris l’interpellation  par la Sécurité d’Etat de Boukary Daou, directeur de publication du journal « le Républicain » suite à la publication d’une lettre de plainte aux avantages accordés au capitaine Sanogo et son comité .

ambassade-USA au Mali« C’est une grande responsabilité que les médias portent pour tous les citoyens du Mali. Le peuple a la responsabilité d’exiger de ses leaders la bonne gouvernance, en même temps qu’il a le droit d’attendre de la presse des normes élevées et un gouvernement qui protège cette liberté. C’était franchement avec tristesse que nous avons appris qu’un de vos collègues, Monsieur Boukary Daou, qui était invité, ici, ce soir a été interpellé par des gens qui dit-on s’ identifiaient à la sécurité d’Etat le même jour que son journal, Le Républicain a commenté et publié une lettre de plainte  aux avantages accordés au Capitaine Sanogo et son comité», s’est plaint la première responsable des Etats Unis d’Amérique dans notre pays. Elle a par ailleurs dit ses appréhensions du harcèlement peut être de la presse qui peut entraver le bon fonctionnement  du rôle des medias dans une démocratie, et pendant une période de la plus grande importance pour le rétablissement d’un bon fonctionnement de la démocratie malienne. Selon elle, on peut ne pas être d’accord avec quelque chose, on peut le critiquer, on peut même lancer un point de débat là-dessus, mais il faut quand même défendre son expression. En plus de son avis, cela met en question la volonté de protéger les droits énumérés dans la constitution malienne qui est très important. « Les citoyens doivent être bien informés afin de demander des comptes à leur gouvernement et  prendre les bonnes décisions par rapport à qui ils confient la gestion des ressources de leur pays et la lutte contre les menaces.  Nous espérons vous voir accorder  la liberté de mener à bien cette grande responsabilité. Tous ceux qui chercheraient à saper la sécurité et les droits des citoyens maliens craignent la liberté de la presse. Ils redoutent la liberté de pensée et de croyance et tous les autres droits garantis par la constitution du Mali et la Déclaration Universelle de Droits de l’homme », a déclaré Mary Beth Leonard. Avant de poursuivre que ces derniers redoutent ces choses parce qu’ils se rendent compte que l’avenir qu’ils comptaient imposer par la force aux Maliens ne survivrait jamais à la volonté du peuple – des gens comme vous tous présents  ici ce soir – qui sont informés, qui sont en mesure de s’exprimer librement, et qui ont très envie de la paix et de la sécurité pour le Mali.

Madiassa Kaba Diakité

Grave menace sur  la liberté de la presse

  • Boukary Daou, Directeur de publication toujours détenu à la SE
  • Tiébilé Drame, fondateur  du Journal, convoqué à la SE
  • Souleymane  Maïga, Secrétaire de la rédaction convoqué à la SE
  • Mme Diarra Djénéba Diarra, Directrice d’EDICOM dans le collimateur

Le Directeur du Républicain, M. Boukary Daou, arrêté le  6 mars 2013, était toujours détenu dans les locaux de la Sécurité d’Etat, lorsque nous mettons ce journal sous presse. Non content de cette détention au delà de la période légalement admise, la SE a convoqué et écouté le 8 mars 2013, Tiébilé Dramé, Président du Parti PARENA et fondateur du journal « Le Républicain ». Comme si cela ne suffisait pas,  Souleymane Maïga, secrétaire de la rédaction fut également  convoqué. Il nous revient que Mme Diarra Djénéba Diarra, la Directrice générale de « EDICOM » la société éditrice du journal  « Le Républicain » est dans leur viseur. Le siège du journal, placé sous haute surveillance, reçoit au moins deux fois par jour la visite de deux agents qui se présentent comme inspecteurs Dembélé et Ouattara. Qu’est ce qui peut expliquer cet acharnement de la SE contre le Républicain et son personnel ? En tout cas la démarche mise en place n’est ni moins ni plus qu’un harcèlement qui ne dit pas son nom. Ce qui arrive aujourd’hui au Républicain et à son Directeur de publication, doit interpeller tous les citoyens épris de justices, de liberté de la presse et surtout de respect des droits de l’homme.

La rédaction

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