Arsenal ne se voile pas la face

Logiquement battu à domicile par le Bayern en huitième de finale aller de la Ligue des champions (1-3), Arsenal a reconnu ses propres limites par rapport au club bavarois. La fin de saison des Gunners s’annonce longue.

« Nous devons reconnaître la supériorité du Bayern. » Arsène Wenger ne se ment pas : son Arsenal n’a pas fait le poids face au rouleau-compresseur du Bayern Munich, déjà leader autoritaire de Bundesliga. Les Gunners n’ont jamais trouvé la parade au défi technique et, plus encore, physique proposé par les Allemands en huitième de finale aller de la Ligue des champions. La défaite à domicile du club londonien (1-3) le place d’ores et déjà au bord de l’élimination, avant même le coup d’envoi d’un match retour qui devrait, selon toutes vraisemblances, signifier une nouvelle saison blanche pour l’équipe de Wenger.

Le manager alsacien avait pourtant bien tenté de répondre au problème en densifiant son milieu de terrain, avec Wilshere, Arteta, Ramsey, Cazorla et Podolski alignés dans un 4-2-3-1. Sans succès probant. La première période a même, par séquences, tourné à la débandade côté Arsenal : un milieu de terrain emprunté, où seul Santi Cazorla a quelque peu surnagé, et une défense dépassée par les mouvements des Ribéry, Kroos, Martinez et de l’intenable Thomas Müller, tandis que l’avant-centre Mario Mandzukic a pesé sur une charnière centrale Mertesacker – Koscielny peu rassurante. Arsenal a pourtant tenu le cuir, mais sans jamais parvenir à créer quoi que ce soit de dangereux avec. Theo Walcott et ses coéquipiers sont restés impuissants devant un Bayern qui a parfaitement exploité les lacunes défensives londoniennes.

« Il nous reste deux batailles à livrer »

Même si les Bavarois, finalistes l’an passé, partaient favoris de cette confrontation, cette défaite à domicile n’en est pas moins dure à avaler pour des Gunners qui ont cependant reconnu la supériorité évidente de leur adversaire. « C’est difficile à accepter mais je pense que le Bayern a été supérieur à nous. On avait envie de bien faire, de bien figurer à la maison. On voulait surtout ne pas encaisser de but. Mais ils ont été très efficaces en première période. En trois occasions, ils mettent deux buts », a ainsi constaté Olivier Giroud dans un discours très proche de celui de Wenger. « Nous avons joué contre une bonne équipe qui a su prendre l’avantage sur les seules opportunités qu’elle s’est créées« , a reconnu le manager d’Arsenal.

Voilà les Gunners condamnés à inscrire au moins trois buts à l’Allianz-Arena (encaisser trois buts, ce n’est jamais arrivé au Bayern cette saison en compétition officielle) pour réaliser un miracle. Et sauver ainsi une saison qui s’annonce plus que jamais blanche, pour la huitième année d’affilée. Cinquièmes de Premier League, à 21 points du leader Manchester United, éliminés à la surprise générale à domicile par Blackburn au 5e tour de la FA Cup samedi dernier (0-1), les hommes de Wenger veulent cependant encore y croire. « Il y a toujours une chance pour nous de retourner la situation. On a besoin de mettre trois buts en Allemagne et on possède les joueurs pour le faire », avance ainsi Jack Wilshere, malgré l’impuissance affichée par son équipe lors du match aller.

La saison d’Arsenal ne tient cependant plus qu’à un fil, et il appartiendra au Bayern de le couper le 13 mars prochain lors du match retour à l’Allianz-Arena. Si c’est le cas, la quatrième place de la Premier League, qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des champions, restera l’ultime objectif des Gunners. « Ne nous voilons pas la face, ce sera extrêmement difficile là-bas contre une équipe aussi forte. Nous ferons de notre mieux. Il nous reste deux batailles à livrer. Peut-être que la plus facile sera celle de revenir en Ligue des champions », avance Wenger. Un discours teinté d’optimisme qui ne masque pas la réalité : face au Bayern, Arsenal vu ce qui le sépare des grands d’Europe. Encore et toujours.

Eurosport


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