Assalamalekoum Festival 2013: Plus de 30.000 personnes présentes à la clôture

FESTIVAL SALAMALEIKOUM 2013

Du 20 au 25 juin 2013 Nouakchott a vibré au rythme de la 6e édition d’Assalamalekoum Festival. Considéré comme la messe du hip hop Mauritanien, ce festival a débuté ce 20 juin à l’IFM (Institut Français de Mauritanie) par une conférence de presse. Un festival marqué par des rencontres d’artistes, de concert à l’IFM, au stade Basra et à celui de Ksar.

 Il faut dire qu’au moment où ce festival battait son plein, la ministre de la Culture de la Jeunesse et des Sports Cissé Mint Boyda, a été démis de ses fonctions. Une nouvelle qui a fait sans doute du baume au cœur de certains acteurs culturels notamment artistes pour qui le ministère de tutelle n’assumait pas toutes ses responsabilités en termes d’appui et de soutiens aux acteurs du secteur.Ces acteurs espèrent que Lalla Mint Chrif, la nouvelle ministre de la Culture, de la jeunesse et des sports, fera la différence par rapport à Cissé Mint Boyde limogée la semaine passée.

Assalamalekoum Festival initié par Zaza production vise à donner au hip hop Mauritanien ses lettres de noblesses dans un pays où les initiatives culturelles manquent de soutiens pensent certains. L’événement est placé sous le haut patronage de président de la Communauté Urbaine de Nouakchott(CUN) en partenariat avec la région Ile-de-France et l’Institut Français de Mauritanie (IFM). L’édition de cette année a vu la création d’un news concept  dénommé : Alekoum Salam.

Apres le succès de 2012, qui a connu un succès 30.000 personnes selon organisateurs, celle de 2013 avait pour défi de promouvoir « la mixité, la fusion et les échanges » à travers ce festival dont « l’organisation a connu beaucoup de difficultés » d’après Liman Kane alias Monza.

L’affiche de cette année faisait de la RIM , un carrefour de musique du monde  où il y avait notamment : Sniper (France), Bogostyle(Snégéal), Mass Techno(Mauritanie), Toniafiya (Mauritanie), Maestro (Mauritanie), Aissate (France-Mauritanie), Ousmane Gangué(Mauritanie), Franco Man(Mauritanie), Matador(Sénégal), Kaf Lagaf(Niger), Skhorpa( France Mauritanie), Medusa (Tunisie),Kokayi (USA),Urbanomads.

Les maux du secteur :

Cette édition marquée par des concerts, des ateliers d’écriture, de musique, de danse, de résidence d’artistes, d’exposition, de débat, de street basket a permis d’interpeler les décideurs sur les maux du secteur tels que le manque d’infrastructure, de formation, de liberté, de moyens de soutiens. Une situation qui pousse Dj Overdose, compositeur, arrangeur à se demander « où va le budget du ministère de tutel  ? » dans la mesure où : « nous sommes dans un pays où la culture est une balance , le hip hop laisser en rade » a-t-il dit lors lors d’une déclaration  à la presse. Un constat qui nécessite « un combat collectif, une culture de combat » de la jeunesse afin d’offrir un nouveau système de gestion de l’Afrique « où les dirigeants ont échoué » estime Matador, le rappeur sénégalais présent pour la 3e fois à ce festival international. Une situation qui permet au groupe Sniper de s’afficher comme « un haut parleur pour la jeunesse » face à « une jeunesse mauritanienne laissée sous silence » déclare Tunisiano du groupe Sniper.

Dès l’ouverture de cette manifestation  qui s’est déroulée à l’IFM, au stade Basra, et au stade Skar, Monza Le président2dela rue publik a tenu à afficher son indépendance d’esprit d’où cette mise au point dans ses différentes interventions où il se considère: « un artiste mauritanien qui refuse de se soumettre à la manipulation, au dessous de table (…)« Les artistes ne doivent pas attendre qu’on fasse les choses à leur place » ajoutant qu’en tant que « citoyen on a tous le devoir de contribuer au développement de ce pays »» . Une occasion pour lui d’inciter les artistes lors d’une conférence de presse  ce  20 juin, à « entreprendre  au lieu de tout attendre du ministère de tutelle » même s’il admet par ailleurs que « des acteurs, des artistes  font le travail à la place du ministère de la Culture ». Malgré cette réalité du métier, l’espoir est peut être permis. Le directeur adjoint de l’IFM Jany Bourdais s’est félicité de la place innovante de ce festival déclarant lors de la fete de la musique tnu le 21 juin à l’IFM : «  le hip hop et le rap prennent de l’importance en Mauritanie », un succès qui s’explique à cause notamment de son rôle de dénonciateur ici comme en France.

Alekoum Salam

 Cette 6e  édition d’Assalamalekoum festival a été aussi marquée par la tenue le 26 juin dernier de Festival Alekoum Salam. Une manifestation culturelle organisée par la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN), en partenariat avec Zaza Productions et le soutien du Conseil régional d’Île-de-France.

Dans le cadre de la tenue du Concert Alekoum Salam, une conférence de presse s’est tenue ce mercredi à la CUN en présence du Vice-président de la Région Île-de-France en charge des affaires internationales et européennes, et de Monza, Directeur de Zaza Productions. Ce festival avait un large menu concocté par:  Thiebel Mbaye, Wahwa Djiméra, Dioba, Maestro, Noura et Viviane Chedid à la Case.

La promotion de la culture notamment du rap était au cœur de cette sortie médiatique. Un soutien : « réparer une injustice » en donnant à ce genre musical tout son éclat. L’objectif était donc de « combler ainsi le manque de soutien, de moyens » de ce secteur, qui est selon Ahmed Hamza président de la CUN: « quelque chose d’incontournable ». Une démarche qui explique sans doute l’appui de la CUN à Assalamalekoum festival depuis 2008.

Le festival en question qui vient de vivre sa 6e édition d’après l’opérateur culturel Monza est entrain de « contribuer » entre autre  à travers « l’accompagnement des artistes nationaux». Une volonté qui s’est concrétisée par l’opportunité donner aux artistes de « s’exporter » au Sénégal notamment depuis 2009 a fait savoir Monza lors de la conférence de presse Alekoum Salam à la CUN. C’est dans cet esprit que le groupe Tonyafiya, lauréat de Assalamalekoum Découverte 2013 va bénéficier d’une formation en France, l’annonce a été faite lors du concert du 25 juin au stade Basra par les différents partenaires du festival. Dans un élan, de soutien Ahmed Hamza a déclaré que «  la CUN s’engage à soutenir les artistes individuellement ou collectivement » en fonction bien entendu de la pertinence de la demande. Une invitation sans doute à l’entreprenariat des artistes mauritanien.

En attendant, la 6e édition s’est achevée sur une note mauritano,maroco sénégalais ce 27 juin avec la prestation attendue  de Noura, Soultana, Ebene, Dioba Walfadjirid Viviane Chedid entre autre. On espère que le dispositif sécuritaire sera un peu allégé pour permettre aux nombreux fans de ce festival de voir de près leurs idoles, une occasion qui se présente rarement pour ces mélomanes de musique  du monde.

Awa Sey

RIMWEB

 

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