Atelier de l’AMDH sur le contentieux stratégique en Mauritanie

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L’Association Mauritanienne des Droits de l’homme (AMDH) en collaboration avec l’Institut pour les Droits de l’Homme et le développement en Afrique(IHRDA) a organisé un atelier sur le thème du contentieux stratégique. Au menu de ces réflexions la question de la nationalité, d’esclavage et de droit à la propriété du 20 &21 Avril dernier à l’hôtel Tfeila.

Le débat sur le contentieux stratégique qui a pour vocation la reforme du cadre juridique entre autre a été l’occasion pour les participants avocats & acteurs de la Société Civile de débattre durant deux jours sur les forces & faiblesses de l’arsenal juridique & judiciaire de la Mauritanie. Une occasion pour la présidente de l’AMDH Me Fatimata Mbaye d’affirmer que « Il nya pas d’indépendance de la justice et des magistrats  tout est politique même la justice» se désole la lauréate du prix « Trafficking in Persons Report ». Dans la même lancée, Boubacar Ould Messaoud, président de SOS-Esclaves a estimé que «  la justice mauritanienne a besoin d’être secouée » constatant en outre que « le barreau n’est pas suffisamment engagé dans la lutte que nous faisons ».

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Lors de cette rencontre un focus sur la gouvernance foncière en Mauritanie a été fait par Isselmou Abdel Kader, Administrateur Civil. A travers cette présentation on remarque : « Le cadre juridique régissant la gestion de la terre demeure inappliqué alors qu’il aurait pu résoudre de nombreux problèmes résultant du vieillissement des structures sociales ou des inégalités du mode de répartition de l’espace. Dans la zone pluviale, les catégories sociales vulnérables souffrent de l’accaparement des terres par les familles dirigeantes ». Quand à Daouda Sarr de l’AMDH, il estime qu’« il faut un droit foncier plus sécurisé ». Sur ce sujet, Boubacar Ould Messaoud, président de S.-Esclaves dénonce « l’accaparement des terres par certains, (…) une volonté délibérée de coloniser la vallée » selon lui.

D’après Mamadou Sarr  Secrétaire exécutif du Forum des Organisations Nationales des Droits de l’Hommes en Mauritanie (FONADH) « l’accaparement des terres est un problème général, il ya des complicités à tous les niveaux » précisant qu’il « régler la situation des victimes ».

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Quant à la problématique de la nationalité, l’intervenant Me Hadj Sidy, avocat à la cour a déclaré que « l’enrôlement des mauritaniens de l’étranger est un problème sérieux » ajoutant par ailleurs qu’il ya « un besoin de prise en compte d’identification de population mauritanienne ».

Le contentieux stratégique dont un des buts est de « faire en  sorte que la législation soit interprétée et appliquée efficacement » permettra sans doute à ces acteurs de faire plus prévaloir la force de la loi à travers la mise à disposition de cet outil.

Awa Seydou Traoré

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