France : l’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale


C’est la chute d’un acteur majeur de la scène politique française. Jérôme Cahuzac, l’ancien ministre du Budget, a été entendu mardi 2 avril par les juges d’instruction chargés de l’enquête sur ses comptes à l’étranger.
Jérôme Cahuzac, en décembre 2012 à l'Assemblée nationale, à Paris. REUTERS/Charles Platiau

Jérôme Cahuzac, en décembre 2012 à l’Assemblée nationale, à Paris.
REUTERS/Charles Platiau

Ils l’ont mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale. Jérôme Cahuzac a lui-même reconnu dans un communiqué avoir menti et posséder effectivement un compte à Singapour. Le président François Hollande parle d’une « faute morale impardonnable ».

Nous ne connaissons pas encore dans le détail le contenu des aveux de Jérôme Cahuzac.

Ce que l’on peut retenir pour le moment, c’est que l’ancien ministre du Budget a demandé lui-même à s’exprimer devant les juges, un entretien d’une heure et demie ; qu’il a avoué effectivement posséder des comptes à l’étranger, des comptes ouverts il y a vingt ans ! Ce qu’il a toujours nié, notamment devant les députés de l’Assemblée nationale en décembre dernier.

Sur son blog, Jérôme Cahuzac ne précise pas les pays de dépôt, mais l’enquête depuis le début évoque la Suisse et Singapour. L’ancien ministre explique être passé aux aveux, rongé par le remords, « pris dans la spirale du mensonge », dévasté à l’idée d’avoir trahi ses collègues socialistes mais aussi l’ensemble des Français !

Il écrit : «A M. le président de la République et à tous ceux-là je demande pardon ! » L’ancien ministre poursuit : « J’ai demandé aux juges d’instruction de rapatrier l’argent » : 600 000 euros sur son compte bancaire à Paris. 600 000 euros alors que ce mardi, à la veille de sa comparution, l’hebdomadaire Le Canard enchaîné estime que des transferts d’un million d’euros auraient été réalisés vers des comptes suisses dans les années 1990.

Et parmi les très nombreuses réactions qui arrivent après l’annonce la mise en examen de M. Cahuzac, Jean-Luc Mélenchon s’interroge : « Où s’arrête la chaîne du mensonge ? ». « Les bras m’en tombent, je n’ai pas de mots », a déclaré pour sa part le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, en réaction à cette mise en examen. Quant à Thierry Mandon, un des porte-parole des députés PS, il estime que Jérôme Cahuzac est « disqualifié moralement ».

Source :RFI

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