Atelier sur le traitement des questions liées aux droits de l’homme dans les médias

droits de l’hommeNouakchott a abrité  le jeudi 25 août un atelier de formation des professionnels des médias au traitement des sujets liés aux  droits humains.

Cette manifestation a été organisée par l’ONG « Search For Common Ground » à travers son antenne marocaine, avec la participation  d’une trentaine  de journalistes.

  Elle rentre dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet de « Renforcement des capacités de la société civile mauritanienne et de la presse  à assister les groupes marginalisés.

« Search For Common Groud » est une ONG internationale  spécialisée dans la prévention et  résolution des conflits, créée en 1982, opérant actuellement dans 30 pays, et a ouvert un bureau au Maroc en 2001.

La journée  a été animée par Abdoulaye Ciré Bâ, journaliste à la retraite,  jouissant d’une expérience de  plus  40 ans d’exercice de la profession.

 Les  débats ont porté sur le traitement de la  question de l’esclavage et les droits individuels et collectifs des populations anciennement déportées vers le Sénégal (après les troubles interethniques d’avril 1989), qui ont fait plusieurs centaines  de  victimes  de part et d’autre du fleuve (servant de frontière entre la Mauritanie  et le Sénégal).

Cette formation a pour objectif de « susciter un dialogue sur la façon de réaliser  une couverture médiatique consensuelle des questions liées au traitement des populations marginalisées, y compris les compétences sur la façon de produire un contenu équitable et équilibré, orienté  vers la recherche de solutions visant à réduire les stéréotypes et à proposer des solutions constructives », explique un document distribué dans le cadre de l’atelier.

M. Bâ définit l’esclavage comme « un système social fondé sur la possession et l’exploitation par un groupe dominant d’une classe, renouvelée par acquisition/reproduction ». Au sens premier de cette définition, sans a priori, le phénomène serait aujourd’hui « marginal, ce qui cependant, n’enlève rien à sa gravité ».

Il a par la suite abordé « les relations troubles et complexes » des mauritaniens avec un phénomène qui a été aboli plusieurs fois (1905,1961, 1980 et ordonnance de 1981 et 2007-criminalisation de la pratique).

Parlant des droits individuels et collectifs des rapatriés du Sénégal, environ 25.000 individus relogés dans 5 régions, M. Bâ  a évoqué les problèmes non résolus liés à l’accès à la terre, l’éducation, l’accès aux infrastructures sanitaires….

Il a au passage loué le discours de l’ancien président mauritanien, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi (renversé par un putsch  le 06 août 2008), reconnaissant officiellement les torts causés à ces populations, qui marque une rupture avec le déni historique officiel et prouve que les mauritaniens  ont les moyens de vivre ensemble dès lors qu’ils sont animés par cette volonté.

Source: Le calame

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge