Attaque à la voiture-bélier à l’ambassade du Congo-Brazzaville à Paris

ambassade du Congo-BrazzavilleL’ambassade du Congo à Paris a été visée par une attaque à la voiture-bélier dans la nuit de lundi à mardi vers 1h du matin. Un groupe d’assaillants s’est introduit dans le bâtiment, armé de cocktails Molotov. Un incendie s’est déclaré dans les locaux situés dans le 16e arrondissement de la capitale. Le feu a été vite maîtrisé par les pompiers. Une enquête est en cours. Selon la diplomatie congolaise, cet acte est l’œuvre d’un groupe très organisé.

A l’ambassade, on parle d’actes de violence commis par des professionnels. Car si l’ambassade a déjà connu des mouvements de protestation, c’est la première fois qu’elle en subit d’une telle violence.

Selon les premiers éléments communiqués par les diplomates congolais, les assaillants seraient arrivés à bord d’une Opel Corsa qu’ils auraient utilisée comme bélier pour forcer la porte d’entrée.

Une fois dans l’enceinte, les hommes jettent des cocktails Molotov sur une voiture garée dans la cour et à l’intérieur du poste de sécurité. A l’intérieur, ils cassent les vitres, le matériel informatique, les écrans, attisent l’incendie à l’aide de bidon d’essence et le feu se propage alors dans une salle de repos qui se trouve juste au-dessous du bureau du consul congolais.

Pas d’alarme

A cette l’heure-là, le bâtiment est vide. Pas d’alarme non plus. Ce sont les voisins d’en face qui alertent la police et les pompiers. En repartant, les casseurs mettent le feu à l’Opel Corsa avec laquelle ils sont arrivés.

L’incendie est vite maîtrisé. Selon cette source diplomatique, cette attaque est orchestrée par des militants contre le régime du président congolais Denis Sassou-Nguesso. Mais pour l’instant, l’acte n’a pas été revendiqué. De son côté, la France se dit attentive à la situation politique au Congo-Brazzaville. C’est le message qu’a fait  passer le ministère français des Affaires étrangères qui rappelle son attachement à la préservation des libertés essentielles, qu’il s’agisse de la presse, des syndicats ou des partis politiques. Par ailleurs, le Quai-d’Orsay dit observer attentivement le sort de l’opposant politique Jean-Marie Michel Mokoko.

 Par RFI

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