Attaque meurtrière contre un convoi de soldats maliens dans le centre du pays

des-soldats-maliens-a-diabalyAu Mali, l’armée malienne a été victime d’une attaque terroriste dans la région de Ségou. Un convoi a été pris pour cible jeudi 13 octobre entre Diabali et Nampala. Pas de revendication pour le moment. Mais le bilan fait état de quatre soldats maliens tués et sept blessés. Une attaque violente, dans une région où elles sont devenues extrêmement fréquentes.

Cette fois, l’attaque a eu lieu aux alentours de Goma Koura, entre Diabaly et Nampala. C’est un convoi militaire de ravitaillement du détachement de Nampala qui a été visé, ce même détachement qui avait déjà essuyé une attaque particulièrement violente au mois de juillet. Dix-sept soldats avaient été tués, 35 blessés. L’attaque avait alors été revendiquée par le groupe islamiste Ansar Dine. Cette attaque, puis celle de Boni, début septembre, toujours dans le centre, avaient d’ailleurs coûté sa place au ministre de la Défense Hubert Tiéman Coulibaly.

« Depuis le mois de juillet, nous avons renforcé cette position, explique-t-on aujourd’hui au ministère de la Défense, mais ils ont changé de mode opératoire en attaquant un convoi. »

Cette fois, deux véhicules ont d’abord roulé sur des mines : un camion-citerne et un véhicule de transport de troupes. Aussitôt après les explosions, le convoi de l’armée malienne est visé par des tirs de roquettes et d’armes automatiques, qui embrasent les véhicules et déciment les militaires. Une attaque complexe donc, bien planifiée et menée en plusieurs temps. Une attaque d’envergure également. Le nombre d’assaillants n’est pas connu précisément, mais on explique au ministère malien de la Défense que « pour mener ce type d’opération, leur nombre était nécessairement conséquent ».

Des renforts ont été dépêchés sur place pour secourir les blessés et ratisser les environs dans l’espoir de retrouver les assaillants. Aucune précision sur l’identité des auteurs de l’attaque, qui n’a pas encore été revendiquée.

Les attaques terroristes menées dans le centre du pays se sont multipliées depuis l’année dernière. Elles visent essentiellement les symboles de l’Etat malien et les forces de sécurité nationale. Une recrudescence des attaques à laquelle se superposent des conflits intercommunautaires instrumentalisés par les groupes terroristes pour recruter parmi les habitants.

Si les populations civiles ne sont généralement pas directement visées, elles sont directement frappées : de nombreuses écoles du centre du Mali n’ont par exemple pas pu ouvrir leurs portes cette année.

RFI

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