Attaque terroriste de Nara au Mali : Nos voisins, les terroristes !

La ville de Nara au MaliLa ville de Nara au Mali, dénommé Nowara par les Mauritaniens, a été la cible d’une attaque terroriste revendiquée par le groupe Ançar Dine affilié à Al Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi). L’attaque qui aurait duré plusieurs heures, samedi 27 juin dernier, aurait causé la mort de deux soldats maliens et de trois assaillants. Appelés à la rescousse, des renforts de l’armée malienne auraient repoussé les combattants d’Ançar Dine.
Il semblerait que la forêt de Wagadu, non loin des frontières mauritaniennes serait redevenu le sanctuaire des forces jihadistes. Du coup ces voisins mal intentionnés que l’armée mauritanienne avaient chassées en 2012, seraient revenus dans leur place. Les localités maliennes, frontalières avec la Mauritanie, sont une nouvelle fois la cible d’attaques terroristes.
Cette fois, c’est la ville de Nara qui a été attaquée tôt le matin du samedi 27 juin par des combattants d’Aqmi. Pendant quelques heures, les jihadistes occuperont la cité avant d’en être délogés par l’armée malienne arrivée en grands renforts. Bilan, deux morts côté malien et trois du côté des assaillants ainsi que des montagnes de frayeurs. Jamais, les Mauritaniens n’ont ressenti l’attaque d’une ville malienne dans leur chair que celle qui vient de viser Nara.
Cette localité proche du Hodh Gharbi, appelée affectueusement Nwara, est considérée presque comme leur pied à terre, lieu de transhumance, de commerce, mais aussi de pèlerinage auprès de la famille Ehel Cheikh Hamahoullah. Aussi, l’attaque de Nara a été pratiquement perçue comme une attaque contre la Mauritanie par les habitants frontaliers.
Selon plusieurs témoignages concordants, ceux qui viennent d’effectuer cette incursion terroriste dans le centre du territoire malien, signent ainsi leur opposition aux accords de paix inter-malien que venait de signer il y a une semaine, la dernière faction rebelle. Après l’intervention de l’armée malienne, les combattants du groupe Ançar Dine qui ont revendiqué l’assaut sur Nara, se seraient replié sur la forêt de Wagadu, proche des frontières mauritaniennes.
Cette forêt avait été le théâtre en 2011 d’une célèbre bataille connue sous le nom de « Bataille de Wagadu ». C’était la première fois que le groupe Aqmi se faisait prendre d’assaut par une armée régulière, celle de la Mauritanie, qui leur avait infligé de lourdes pertes avant de les chasser de ce sanctuaire qui leur avait servi pendant des années de base militaire arrière. Située près de Nara, à seulement 70 Kilomètres de la frontière mauritanienne, la forêt de Wagadu s’étend sur 80 kilomètres de longueur et 40 kilomètres de larges.
Mais par delà les menaces renouvelées d’Aqmi dans la région du Sahel, ce sont surtout les trois attentats simultanés de Lyon en France, de Sousse en Tunisie et de Koweït-City qui semblent retenir les analystes. Il est de plus en plus question d’un triple attentat bien coordonné et exécuté par une seule organisation, l’Etat Islamique ou Daesh qui prend de plus en plus des audaces. Abu Baghdadi, son chef avait promis au début du Ramadan que ce mois allait être sanguinaire. L’étendard de Daesh s’étend ainsi dangereusement, et ses méfaits frappent par delà le Proche et le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et l’Europe.
La difficulté de combattre cette organisation résiderait dans son mode d’action qu’aucune intelligence sécuritaire ne peut contrer, car l’EI travaille avec des Kamikazes et des voitures piégées dans les zones où la conquête militaire massive comme celle entreprise en Syrie et en Irak est impossible pour l’heure.
Ainsi, de la Tunisie où quelques 38 personnes ont été tuées la semaine dernière, la menace terroriste frappe le sud de l’Algérie et le centre du Mali, dans un triangle proche des points de contact avec l’armée mauritanienne.

C.A

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