Attentats au Tchad: 11 morts lors de l’arrestation d’islamistes présumés

TCHAD_0Au Tchad, l’enquête sur les attentats du 15 juin dernier progresse. Ce dimanche, le procureur a annoncé avoir démantelé une cellule terroriste et procédé à des arrestations de plusieurs personnes de différentes nationalités. Ce lundi matin, on apprend que les forces de sécurité ont mené de nouvelles opérations d’arrestation d’islamistes. Mais l’un d’entre eux s’est fait exploser au moment où la police tentait de l’interpeller. Le bilan est de onze morts : cinq policiers, six terroristes présumés.

L’opération a eu lieu aux premières heures du jour ce lundi. Alors que l’unité de la police venait de s’introduire dans un quartier à l’est de Ndjamena, pour y interpeller des membres supposés de Boko Haram, une explosion s’est fait entendre. Il y a onze morts, parmi lesquels cinq policiers et six terroristes présumés.

Une importante quantité d’explosifs de fabrication artisanale a été découverte. La police a fait appel à l’unité de déminage qui a ensuite mis à jour des engins explosifs, des ceintures d’explosifs ressemblant à celles qui ont été utilisées justement, lors du double attentat du 15 juin dernier.

Les démineurs ont aussi récupéré huit têtes d’obus et des sacs d’explosifs dont on ne sait pas s’ils étaient piégés. « C’est une véritable usine de fabrication d’engins explosifs que nous avons démantelée », explique une source proche de l’enquête.

Cellule terroriste démantelée

Les téléphones portables de différents suspects ont parlé. Les enquêteurs ont pu ainsi remonter un réseau composé de plusieurs nationalités, comme le confirme Alghassim Khamis, procureur de la République : « Il y a eu pour le moment 60 personnes interpellées, ressortissants du Cameroun, du Nigeria, du Mali et du Tchad. L’un des kamikazes est déjà clairement identifié. Il s’agit de Issa Oumar, alias Issa Toulou. »

C’est donc ce réseau, dont les membres présentent divers profils – artisans, commerçants ou simples aventuriers – qui est à l’origine de l’attentat. Ces interpellations ont aussi permis d’avoir plus d’informations sur les explosifs utilisés : « Il a été établi que les fragments collectés sur la scène du crime des lieux des attentats sont identiques et que la conception des engins mortels est aussi la même. Les débris des kamikazes ramassés sur les lieux des attentats ont permis de déterminer que ces terroristes ont porté des gilets explosifs, spécialement conçus, constitués de tissu noir. »

De bonnes sources, d’autres membres de la cellule terroriste sont toujours recherchés par les polices camerounaise, nigérienne et tchadienne.

Source: RFI

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