Attentats de Paris: de mystérieux complices en Belgique

AbaaoudCinq semaines après les attentats de Paris, les enquêteurs continuent d’assembler pièce par pièce tous les indices. Selon les révélations duParisien Dimanche, les deux commandos de terroristes qui ont pris d’assaut le Bataclan et les terrasses des restaurants parisiens étaient en relation avec un ou des interlocuteurs en Belgique, via leur téléphone portable. Autre révélation : Abdelhamid Abaaoud, l’organisateur des attaques, se serait caché pendant quatre jours dans un buisson.

Ce qui a permis aux enquêteurs de progresser, c’est un portable blanc de marque Samsung, retrouvé dans une poubelle à proximité de la salle de concert du Bataclan par les terroristes. Sa mémoire a parlé.

Avec ce message, glaçant, qui annonce le début de l’attaque des terroristes : « On est partis , on commence ». Selon les enquêteurs, ce message est envoyé le 13 novembre à 21 h 42 vers un premier numéro belge.

Deuxième numéro activé

Dans la même soirée, un deuxième numéro est activé en Belgique. Il est destinataire de plusieurs appels, passés par l’un des terroristes auteurs des tirs aux terrasses des restaurants dans le Xe et XIe arrondissements.

D’autre part, les enquêteurs découvrent que le logeur des terroristes à Saint Denis, Jawad Bendaoud, était en relation avec un autre numéro de téléphone portable en Belgique, et cela 10 jours avant les attentats.

Les policiers n’ont pas pu identifier le propriétaire de ce portable. Mais ils ont la certitude qu’il s’est rendu le 13 novembre de Bruxelles à Paris, qu’il a été à Saint-Denis puis dans le XIe arrondissement au moment des attaques. Il serait ensuite retourné en Belgique deux jours plus tard.

Abaaoud dans un buisson

Dans son édition dominicale, LeParisien révèle également que le coordinateur des attentats les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale – 130 morts – Abdelhamid Abaaoud,se serait caché dans un buisson pendant quatre jours et trois nuit, après le 13 novembre.

Il se serait ainsi retranché au bas de l’autoroute A86 près d’Aubervilliers, et ne serait sorti de sa cachette que le 17 novembre, avant de se rendre dans le logement à Saint-Denis, investi quelques jours plus tard par les forces de l’ordre. La police, sur la base d’un témoignage décisif le 16 novembre, aurait placé une caméra sur le lieu de la planque et aurait pris en filature le suspect jusqu’à sa dernière cachette.

Enfin, le quotiden explique que le terroriste Salah Abdeslam, toujours recherché à l’heure actuelle, aurait été contrôlé pas moins de trois fois en France, avant de gagner la Belgique.

Source: RFI

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge