Attentats en France: John Kerry à l’Elysée pour un hommage tardif

John KerryLe secrétaire d’Etat américain John Kerry a été accueilli, ce vendredi, par son homologue français, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. Puis, il s’est entretenu avec le président François Hollande, à l’Elysée. John Kerry tente de faire oublier l’absence d’un responsable américain de haut rang lors de la grande manifestation organisée dimanche 11 janvier à Paris, après les attentats. Une absence qui a déclenché une polémique outre-Atlantique.

Couper court à la polémique, c’est l’objectif du chef de la diplomatie américaine qui a dit jeudi qu’il voulait faire un « big hug » aux Parisiens. Plusieurs traductions sont possibles : on peut parler « d’accolades chaleureuses » de la part de John Kerry.

Le secrétaire d’Etat américain vient donc à Paris pour faire oublier ce qui a été vécu par beaucoup comme un couac diplomatique majeur : l’absence de tout représentant de haut niveau lors de la marche de dimanche à Paris. Alors même que l’on comptait une cinquantaine de dirigeants, les Etats-Unis n’étaient représentés, le 11 janvier, que par leur ambassadrice en France.

On a avancé plusieurs explications à la Maison Blanche pour relativiser ce couac. On a parlé des problèmes de logistique, de sécurité, mais outre-Atlantique tout cela n’a pas suffi. La polémique a été assez virulente. Et voilà donc John Kerry chargé de venir réparer les pots cassés, en quelque sorte.

Le secrétaire d’Etat américain a tenu lui-même à expliquer son absence lors de la marche républicaine. Elle est due, a-t-il affirmé, à un voyage à l’étranger, à Sofia et en Inde. Et bien que tardif, l’hommage aux vicitmes des attentats parisiens a été rendu : ce vendredi, John Kerry a déposé des gerbes de fleurs devant les locaux de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher.

Notons qu’en France, le président français n’a pas vraiment reproché cette absence aux Américains. D’ailleurs, François Hollande a tout fait pour minimiser la portée de ce couac, assurant que les deux alliés étaient restés en étroite relation tout au long de la tragédie, qu’ils partageaient les mêmes valeurs, et surtout, bien sûr, qu’ils luttaient ensemble contre le terrorisme.

Le président français a d’ailleurs appelé ce vendredi le secrétaire d’Etat américain à trouver des solutions communes après les attentats jihadistes de la semaine dernière. « Vous aviez vous-mêmes été victimes d’un attentat terroriste exceptionnel le 11 septembre 2001. Nous devons ensemble trouver les réponses nécessaires. »

Source : RFI

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